dimanche 28 juin 2009

Essai du GF670

Le nouveau moyen format Fuji-Cosina-Voigländer en action

Le dernier moyen format GF670 de Fuji-Cosina, connu aussi en Europe comme le Bessa III de Voigtländer, est en essai et présenté sur le site japan exposures de Michael Dougan. L'appareil a été chargé avec de la Fuji Neopan 400.

R.I.P.
Comme je ne désire pas relater la disparition du Kodachrome, je vous invite à lire l'excellent post de Photo-Smith sur Photo-Utopia relatant la disparition de ce film mythique.

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jeudi 21 mai 2009

La semaine en photos


Week in Pictures - Award Winning Photo Journalism from Around the World

C'est offert par MSNBC, la chaîne câblée d'informations basée aux États-Unis qui présente une sélection de photographies de presse de la semaine venant de s'écouler. Sans oublier celles qui précèdent.

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lundi 4 mai 2009

Capa: la valise révélée


Une année après sa remise à l'International Center Of Photography, le contenu de la "Valise mexicaine" (ICI dans ce blog) a été numérisé. La première constatation faite par les experts de l'ICP fut la parfaite conservation des 126 rouleaux de film correspondants à 4300 négatifs.

Tous les films ne sont pas uniquement de Robert Capa. La valise contient aussi le travail de Gerda Taro, compagne de R. Capa et le travail de David Seymour, qui sous son pseudonyme "Chim", a surpris les chercheurs de l'ICP, par la force et la richesse de ses images sur le conflit espagnol. Ce précieux témoignage est accompagné par des clichés de Capa sur la vie des réfugiés espagnols dans les camps d'internement du sud-ouest de la France. Le contenu de la valise fera l'objet d'une exposition par l'ICP dans le courant 2010. Aussi, rien n'est dévoilé au sujet du très célèbre "The Falling Soldier" ce qui continuera à alimenter les rumeurs et autres spéculations.

Pour rappel, Robert Capa a été tué par une mine en Asie du sud-est en 1954, Taro est décédée en 1937 après avoir été heurtée par un char en Espagne et Chim a été abattu par un mitrailleur égyptien en 1956 durant la crise de Suez. Hier, nous étions le 3 mai, Journée mondiale de la liberté de la presse. Depuis le 1er janvier 2009, 18 journalistes ont trouvé la mort dans l'exercice de leur métier, 143 sont emprisonnés ainsi que 9 collaborateurs et 66 cyberdissidents les accompagnent derrière les barreaux. Sans eux et leurs collègues, notre regard se limiterait à notre quartier.

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dimanche 26 avril 2009

Amaloco est revenu

...Et l'argentique continue sa résistance


En 2008, j'informais ICI sur la fermeture d'Amaloco, l'excellent fabricant hollandais de chimie de très haute qualité pour les laboratoires N/Bl. et couleurs ; produits reconnus aussi bien par les professionnels que par les amateurs avertis. Dans son communiqué, la marque d'Ommen laissait entendre qu'elle était prête à vendre ses brevets


PHOTOTEC GmbH, célèbre maison de vente par correspondance allemande de matériel et notamment de fournitures dédiées à la chambre noire, a obtenu le nom de la marque AMALOCO et les formules originales pour tout l'assortiment des produits chimiques N/BL. Pour relancer la production, Phototec GmbH s'est allié à un partenaire industriel qui respectera la qualité de la gamme développée et créée par Amaloco Hollande depuis 1929.


Le nouveau catalogue est:

  • AM 74 - Révélateur universel pour film négatif,
  • AM 1001 - Révélateur à ton chaud pour papiers baryté et RC,
  • AM 2002 ExtraBromax - Révélateur rapide à ton neutre pour papiers baryté et RC,
  • AM 3003 - Révélateur à ton froid pour papiers baryté et RC,
  • AM 6006 Varimax - Révélateur à ton neutre pour papiers à contraste variable,
  • AM 8008 EcoMax - Révélateur sans hydroquinone à ton neutre pour papiers baryté et RC,
  • X 55 Profix - Fixateur pour films et papiers barytés et RC,
  • X 89 Extrafix - Fixateur inodore pour films et papiers barytés et RC,
  • S 10 - Bain d'arrêt inodore avec indicateur pour une utilisation optimale,
  • H 10 - agent mouillant pour films et papiers,
  • T 55 ExtraMax - Virage au sélénium développé pour augmenter la D-Max maximale des papiers barytés et RC,
  • T 65 Seleniton - Virage au sélénium classique.


Qu'elles sont les changements par rapport à la gamme antérieure ?


Les virages au sélénium T 55 ExtraMax et T 65 Seleniton remplacent respectivement les T 50 et T 60. Les T 55 et 65 doivent être moins dilués et respectent de cette façon les normes émises par l'UE


Ne seront plus (pour l'instant ?) fabriqués:

  • AM 20 -Révélateur film à base de pyrocatéchine/hydroxyde de sodium pour film lent,
  • AM 50 - Révélateur film à base de pyrocatéchine/hydroxyde de sodium pour l'exploitation de la sensibilité nominale,
  • T 10 - Virage marron-sépia,
  • T 20 - Virage bleu,
  • T 30 - Virage cuivre-rouge,
  • T 40 - Virage jaune-brun à jaune-rouge,
  • H 3 - Produit antidéformation des papiers barytés lors du séchage à l'air libre,
  • H 8 - Accélérateur de lavage,
  • ... Et certains autres.


La raison est simple, il est impossible d'arriver à trouver un coût de fabrication tout en gardant un prix de vente raisonnable comparé au peu de quantités vendues. Dommage pour les H8 et H3, ils étaient tout simplement géniaux. Mais Phototec GmbH doit tout d'abord relancer la marque Amaloco sur le marché, ce qui proscrit, pour l'instant, la recherche de nouveaux produits.


Les tarifs seront augmentés, mais ces derniers n'avaient pas connu de hausse depuis 2005. Vu le volume de ventes, ce seront les révélateurs AM 1001 et 3003 qui subiront l'augmentation la plus substantielle. L'AM 6006 et le reste de la gamme devraient rester très concurrentiels.


Le distributeur pour la Belgique sera toujours De Beukelaer et continuera sa distribution en Hollande. Prophot SA, se chargera de la France, l'Autriche sera couverte par Photon et l'Allemagne par Phototec GmbH.


Des produits comme le révélateur AM 8008 sans hydroquinone, le fixateur inodore X 89, l'inodore bain d'arrêt S 10, la mise aux normes des virages T55 et T65, allient un plus grand respect de l'environnement, un confort de travail et de bien-être dans le labo et la qualité du résultat. Ne passez pas à côté.


Quant à moi, je me ferrai un plaisir de relier toutes nouvelles au sujet de l'innovante Amaloco dans l'espoir non caché que ces dernières seront excellentes.

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mercredi 8 avril 2009

Emilio Morenatti


Le blog du Denver Post propose le travail du photographe espagnol Emilio Morenatti qui couvre en ce moment l'Asie Centrale pour l'Associate Press (AP Photo).

Morenatti a été désigné par le POYI (Pictures Of the Year International) comme Newspaper photographer of the year 2008 .

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jeudi 2 avril 2009

SAUVONS LA PHOTOGRAPHIE

Cet appel est lancé par l’Union des Photographes Créateurs, Freelens, et la Saif


“Pour que la création visuelle continue d’exister et que les Auteurs Photographes puissent continuer à produire des photographies.”

Soutenez cette initiative française et qu'elle se répande. Nous ne pouvons laisser nos droits et ceux de nos collègues — quels qu'ils soient et où qu'ils se trouvent — se perdre.

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mercredi 1 avril 2009

life.com


Qui cherche trouve

J'avais parlé ICI du lancement du Google-life. De son côté, Life vient de mettre en ligne la dernière mouture de son site life.com. Plus vivante que la plateforme de google-life, l'interface de life.com offre en temps réel le top 10 des photos les plus regardées. Elles peuvent couvrir un évènement historique ou en quasi direct.

Il est toujours possible de parcourir la base de données qui offre actuellement plus de 7 millions de photographies disponibles en ligne. La recherche est intuitive se réalisant par l'annuaire (News, Celebrity, Travel, Animals, Sport) ou par mot clé. Cette méthode de recherche ouvre une fenêtre et propose les photographies liées au mot clé les plus populaires et les dernières dans le temps. Il est possible d'affiner ses recherches sur le jour, la semaine, le mois, l'année ou de délimiter un laps de temps précis à l'aide d'une ligne de temps allant de 1900 à nos jours.

Plus de 3000 nouvelles photos de Getty Imags seront ajoutées par jour. Les utilisateurs pourront les acheter, les partager par courriel ou simplement les copier sur le disque dur. Les images copiées auront un filigrane LIFE et le taux de compression et la grandeur rendent l'utilisation de la photo dans un traitement de texte, une présentation PAO ou un site Internet tout à fait acceptable.

J'ai essayé avec un portrait de Muhammad Ali pris le 1er janvier 1971 par John Shearer. L'image provenant de life.com mesure 398 x 594 pour un poids de 32 ko et, pour la même image dans le google-life, les mesures sont de 859 x 1280 pour un poids de 100 ko. Mais, même si google-life offrent une meilleure définition, la recherche dans le life.com est plus aisée et plus agréable.

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dimanche 15 mars 2009

C'est dans les vieilles casseroles... Partie II


Les ciseaux au service de l'illusoire expérimenté

Le photographe russe Alexandre Rodchenko est assurément le plus emblématique des (dé)monteurs d'images qui assemble, désassemble et rassemble divers graphiques pour concevoir de nouveaux tableaux. Maître incontesté du pictorialisme, du constructivisme et avant-gardiste du photo-montage, l'artiste engagé a, par la générosité de son inventivité au service de la conception, influencé de nombreux photographes. Et, on ne peut le nier, sa photographie expérimentale a été, malgré lui, la source d'inspiration technique de la photographie de propagande. Ce type de photographie qui durant la même époque prit ces lettres de nauséabonde noblesse dans l'Allemagne nazie et la France de Vichy. Ces photographes, graphistes et artistes "dérouteurs" de la vérité imitant le travail inventif d'Alexandre Rodchenko, militant de gauche. Fort heureusement, Rodchenko et ses coups de pattes et de génie ont inspiré un grand nombre de photographes contemporains dont le fantasmagorique se place au premier rang.

Stan Vanderbeek


Dans les années 60-70, Stan Vanderbeek, grande figure des avant-gardistes new-yorkais montrait ses collages et films d'animations dans les musées et galeries américaines.
Dès la fin des années 1950, Vanderbeek produit des courts-métrages en utilisant largement la minutieuse technique du stop-motion pour animer des collages de photos trouvées, qu'il peint ou entrecoupe de séquences inventées. Stan Vanderbeek était friand des nouvelles technologies. Les premiers ordinateurs et télécopieurs sont utilisés à côté d'outils plus traditionnels donnant naissance à des oeuvres passionnées et désordonnées dans le meilleur sens du mot.

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L'esthétisme éclaté de ces assemblages est cité comme première source d'influence par Terry Gilliam qui, pour les Monty Python's Flying Circus, réalise des montages une décennie après Vanderbeek. Le travail de Vanderbeek va plus loin que celui de Gilliam. Il est ostensiblement plus satirique, plus surréaliste et plus brutal. Stan Vanderbeek est davantage considéré comme cinéaste que comme photographes. Mais ses images statiques montées bout à bout créent des films électriques où il aime mettre en scène de manière tribale et turbulente des personnalités comme Khrouchtchev, Dubuffet, Ernst, Eisenhower dans sa vision onirique baignée par le sexe, la mort et l'aliénation politique.

Gilbert Garcin


Bien moins engagé politiquement, mais véhiculant dans une scénographie dont il est, avec l'absurde, le personnage central, le photographe français Gilbert Garcin mélange les techniques avec brio. Ce "jeune photographe" de 77 ans a commencé la photo à 64 ans. Depuis, ces décors et images d'illuminé se promènent de Paris à New York. Ses photos-montages en noir et blanc sont structurées précieusement à l'aide de bout de ficelles, de colle, de pâte à modeler... Le décor naît, sort des abysses de l'imaginaire, du fictif, se créant avec du carton-pâte prenant vie et lumière pour nourrir à son tour les pensées de celui qui réalise et de celui qui observe. Telle est la démarche commune que l'on retrouve notamment chez l'Américain Hugh Kretschmer révélant un univers abreuvé par l'humour et l'espièglerie.

Hugh Kretschmer

Diplômé en photographie de l'Art Center College of Design de Pasadena, en Californie, en 1984, son travail a attiré l'attention des critiques d'art tout comme des clients tels que Esquire, Men's Journal, US Postal Service, Estée Lauder... Lui permettant une liberté de création sans borne. La philosophie du monde de Kretschmer est centrée sur l'idée que l'image doit être en mesure de raconter une histoire et transmettre son message avec simplicité et surprise.

Une de ses œuvres les plus commentées, le "Liar" a été monté par divers collages et l'utilisation de plusieurs photographies pour arriver au résultat final. Le défi a été de faire apparaître le visage en trois dimensions. Le masque a été confectionné en bois sur lequel est plaqué le visage. Le nez a été rajouté et ensuite le travail sur l'éclairage a été opéré pour déterminer l'angle de l'ombre. Kretschmer pratique principalement ses images par le biais de la photographie traditionnelle utilisant un Hasseblad muni d'un 80mm ou d'un Fuji RDP III avec un 210 mm, le tout chargé avec de la Kodak Portra. Il utilise très peu le logiciel de retouche d'image, il préfère maintenir la pureté et la simplicité du processus. «Il y a quelque chose de tactile sur les résultats et qui ne peut pas être facilement accompli par la manipulation numérique. Tout est préétabli à l'avance. Un programme tel que Photoshop est comme un couteau X-acto et non quelque chose qui dicte la manière dont l'image est conçue".

Ruud Van Empel


Ce mélange de techniques traditionnelles et modernes se retrouve aussi dans le travail de l'artiste néerlandais Ruud Van Empel. Ces décors, collages et montages de bois, de cartons et d'images de synthèse façonnent un monde virtuellement paradisiaque.

Quand le coup de ciseaux donne au coup de génie l'indispensable coup de patte.

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samedi 7 février 2009

Invasion analogique à New York


Le Lomography Gallery Store ouvre ses portes dans les rues new-yorkaises

Par la nuit froide du 26 janvier 2009, la 8e rue de la grande pomme s'est vue envahie par des centaines de lomographes entassés les uns sur les autres pour fêter, sur une musique battante, l'ouverture du premier Lomography Gallery Store de NY.

Parmis les "Lomolovers", s'étaient joints plus de 500 invités comme les photographes new-yorkais du moment tels Gavin Thomas, Keren Fedida, le baseballeur Dave Ortiz, les actrices Amber Tamblyn, Alexis Bledel et America Ferrera, le noceur de New York Nicky Digital...

The future is analogue

Le Lomography Gallery Store de NY présente tout ce qui se crée, se fabrique et se vend dans le monde du Lomo. Tous les appareils photo de la famille, dont des cadavres de Russie, mère patrie de la caméra plastique, la gamme complète des accessoires comme les sacs, les livres, les t-shirts, les albums, plus 50 variétés de films... La Galerie des Lomographes veut être le premier arrêt sur l'itinéraire des amoureux de l'analogique visitant la Ville qui ne dort jamais. De quoi assouvir la passion de la communauté de la Lomography society international dont le slogan bien connu est "The future is analogue" . La communauté avait par sa créativité et son dynamisme marqué la dernière Photokina.

Et si cela n'était pas suffisant, la MoMA de New York (Museum of Modern Art) ouvre aux produits Lomo ses Moma Store, magasins très réputés d'articles d'art classique et moderne et de design contemporain et d'exception.

Le plastique c’est fantastique

Adresse:
41 W 8th Street
New York, NY 10011
Ouvert du lundi au samedi de 10:30 à 21:00 et le dimanche de 11:00 à 19:00

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lundi 2 février 2009

Souriez, Polaroid est sauvé


Smile! Polaroid is saved

C'est sous ce titre enchanteur et quasi irréel en ce temps de crise que le très sérieux quotidien britannique "The Independent" annonce dans son édition du 18 janvier 2009 la reprise de la production du film Polaroid.

Il y a à peine un an, en février 2008, la firme américaine Polaroid Corporation avait annoncé la fin de sa production, lâchant du coup de nombreux amateurs et professionnel travaillant sur ce procédé magique (ICI dans ce blog). Une fois de plus, le numérique avait la peau de l'analogique. C'était sans compter sur une poignée de passionnés, composés d'amateurs du format, de professionnels, d'artistes en tout genre et d'anciens ouvriers et employés de la firme, d'avoir lancé une campagne de sauvegarde. Cet appel a été entendu par celui qui est devenu le nouveau "propriétaire sauveur" un homme d'affaires autrichien nommé Florian Kaps et qualifié d'artiste excentrique. Âgé de 39, Florian Kaps s'est consacré ces cinq dernières années à la photographie instantanée. Il a mis en place Polanoid.net, la plus grande galerie virtuelle, présentant exclusivement des oeuvres réalisées à partir du procédé polaroid. Il est aussi le curateur de l'unique galerie tournée exclusivement vers l'art du Polaroid, appelée Polanoir et se trouvant en Autriche.

Surnommé "The Impossible Project", Florian Kaps en collaboration avec IlFord Photo Harman Technology Ltd, lanceront, dès 2010, la production de films couleur et noir et blanc dans l'ancienne usine Polaroid de Enschede à Amsterdam, Pays-Bas.
Dans un premier temps, ce sont les deux types de films couleur et noir et blanc compatibles avec le Polaroid SX-70 et la série 600 qui verront le jour. Si L'impossible projet devient viable, l'usine pourra relancer le film 665 ou 55 N./Bl. Selon le projet, de nouveaux types de films pourront être créés.

"Le projet est plus qu'un plan d'affaires ; c'est une lutte contre l'idée que tout doit mourir quand il ne peut pas créer du chiffre d'affaires".

Jolie phrase de Florian Kaps qui devrait ravir Kodak & Co. La direction de la "boîte jaune" vient d'annoncer une perte de 133 millions de dollars pour son quatrième trimestre ce qui malheureusement engendrera jusqu'à 4500 licenciements. Panasonic face à un "changement rapide dans le marché mondial de l'électronique" a perdu 100 milliards de yens (1,1 milliard de dollars) pour 2008 / 9 et fermera deux usines, une en Malaisie et l'autre aux Philippines ce qui conduira à un licenciement de 560 emplois. De son côté, le détaillant Jessops a rapporté une perte de 19,1 millions de £ pour 2008. Canon a signalé une baisse de 81% de profits trimestriels et vise à réduire les coûts de 70 milliards de yens "pour faire face à la crise économique actuelle". Sigma annonce une augmentation de prix pour le 1er février accusant "des fluctuations monétaires".

Plaçons des artistes fous à la tête des usines et faisons travailler les actionnaires!

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jeudi 22 janvier 2009

C'est dans les vieilles casseroles... Partie I

© Sally Mann

Ces techniques oubliées, mais pas désuètes.

L'approche imaginative et pédagogique de la chimie photo permet d'ouvrir les portes de l'imagination. Renouer avec la chimie, c'est laisser l'aléatoire et le hasard jouer leur rôle. La photographie sort des effets itératifs des filtres du docteur photoshop. On est loin des scripts bidouillés par des informaticiens. Le photographe prend part entièrement à l'élaboration de son travail. Il touche la photo, la malaxe, la caresse, l'agite pour donner naissance à une image qui ne pourra jamais être reproduite de manière similaire. Chaque image sera unique. Ce n'est pas électronique, c'est physique et chimique.

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La photographe Sally Mann est connue pour ses travaux photographiques sur sa famille, montrant notamment ses enfants dans leur plus pure anatomie privée. La photographe compose des images qui ne glissent pas dans une pornographie barbare. Grâce à son sens du cadrage et de ses connaissances techniques, les photographies de Sally Mann procurent une perception poétique, mélangeant subtilement l'étrangeté d'une sensualité infantile quasi troublante avec des moments de famille si privilégiés et si privés. Cette palette fait naître une harmonie qui permet à la photographe de parler de la vie, de la violence qu'elle contient et de la mort qui la parachève. Son sujet sur les effets de la mort et de la décomposition atteint parfaitement son but appuyé par sa technique sur plaque de verre. La chimie laisse des traces, comme celles de la vie vaincue par la mort ou celles que la mort n'a pu vaincre.

C'est cette vie balafrée, ces yeux lacérés par l'horreur de la guerre que la photographe américaine Ellen Susan pose subtilement sur ces plaques au collodion humide. Dans son atelier à Savannah, en Géorgie, Ellen Susan prend une série de portraits de soldats américains revenant des champs de bataille d'Irak et d'Afghanistan. Le long temps de pose, indispensable pour que les sels puissent dessiner le portrait, permet au modèle de dévoiler ces cicatrices même les plus enfuies. Il ne restera plus qu'à la chimie d'imprimer le résultat.

Ellen Susan décrit la technique du collodion comme un travail d'amour. "Bien que le processus soit difficile, incroyablement bordélique, coûteux, dangereux et que les résultats peuvent être imprévisibles, il est plus agréable que d'autres méthodes de la photographie", explique-t-elle. "Etre responsable de tous les aspects du processus d'élaboration de l'image à partir de la découpe du verre, du mélange des produits chimiques, de l'épandage et de la sensibilisation de la plaque au vernis final, est une expérience très satisfaisante. Quand tout va bien, ce qui n'est pas toujours le cas”.

Liens:

  • Sally Mann n'a pas de site personnel. Le lien présent un diaporama sur son exposition à la Edwinn Houk Gallery de New York.
  • Ellen Susan. The Soldier Portraits.
  • Ovation TV. Le film provient du site d'Ovation TV qui comporte de nombreuses émissions sur la photographie. A voir.
Il ne faut pas hésiter d'aller jeter un regard sur le travail de:

mercredi 24 décembre 2008

Le Projet Oxford


Par: Peter Feldstein (Photographies) et Stephen Bloom (Auteur)

Sympa! En 1984, Peter Feldstein a photographié les 670 habitants d'Oxford dans l'Iowa. 20 ans plus tard, il retourne dans la ville et refait les portraits. De la poésie sur le temps qui passe et l'empreinte qu'il nous laisse.

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vendredi 19 décembre 2008

Le marché de l'occasion


Un des avantages du numérique est l'offre que l'on trouve sur le marché de l'occasion. Analogique, comme numérique. Pour ce dernier, il est fortement alimenté par la course au pixel et à la convoitise des derniers gadgets. Un appareil de moins de 10 mois a perdu plus de 60 % de sa valeur. Les fabricants réussissent toujours à passer ce sentiment remarquable pour eux: "celui de donner l'envie au consommateur d'avoir le dernier modèle, car bien supérieur à celui qui est sorti dernièrement et surtout quel haut degré de ringardise de ne pas vouloir changer, ou quel risque de ne pas le faire, alors que le voisin, lui ..." Ce message est fortement relayé par certains médias, Internet en tête. Le remplacement du matériel est rapide. L'acquéreur n'a pas le temps de réaliser le tour de toutes les fonctions que le modèle est déjà renouvelé. Aussi, l'avez-vous remarqué, mais nombre de magazines photo et site internet traitant du sujet deviennent des plates-formes pour l'industrie photographique. Il faut être attentif. Un article “neutre” se confond très facilement avec une pub.

Le marché de l'occasion s'emballe. Il n'y a plus de cotes, plus d'argus. E-Bay donne le LA. L'offre est trop grande et la demande va vers le nouveau. Excellent, j'ai pu compléter ou remplacer une partie de mon matériel à un coût très avantageux. Aussi, il devient aisé de changer de format et de passer du 24X36 au 6X6 ou 6X9 et ainsi s'offrir de nouveaux horizons ou de posséder enfin l'objet tant convoité. Le prix du film et des fournitures chimiques n'a pas grimpé au contraire, les producteurs de produits argentiques ont même légèrement baissé leurs cours. La diversité et la qualité sont toujours présentes. L'argentique reste compétitif par rapport au numérique qui demeure encore très cher. Cher le numérique ? Eh oui. L'appareil n'est pas tout. Il faut renouveler régulièrement le matériel adjacent (PC, disques durs, imprimante... ) comme les logiciels et les consommables (batteries, DVD, CD, cartouches d'encre, papier...) si l'on veut continuer à utiliser son équipement correctement, comme continuer à garder sa production passée. La durée de vie d'un CD ou d'un DVD est de +/- 5 ans sans parler du changement de formats ; celui des consommables et autres compatibilités hardware/software... Les composants informatiques vieillissent mal.

Et avec ces courses aux pixels et autres babioles, on ne se donne plus le temps de pousser son matériel dans ses derniers retranchements. Ce qui est simple avec l'analogique: une caméra, un objectif et un film. Et ce qui est tout aussi commode avec le numérique: une caméra, un objectif et un capteur. Ils se conduisent du bout des doigts. C'est dans les limites que se trouvent le plaisir et la découverte. Profitons de cette folie d'emballement de l'équipement vendu en seconde main pour s'offrir de nouvelles expériences argentiques ou pixellisées, quelle importance ! Il suffit de s'amuser. Pour une fois que le marché nous donne quelque chose.

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vendredi 21 novembre 2008

Life met ses archives en ligne


Life se lie à Google et Google se lie à Life

Un accord commercial vient d'être conclu entre Life et Google pour placer en ligne les archives photographiques du magazine américain. Créé en 1936 par Henry Luce, Life magazine a arrêté sa publication papier en 2007 pour se consacrer à l'édition de livres et à la promotion de leur site internet life.com.

La majorité des archives actuelles ne sont pas encore disponibles. Seuls les deux tiers environ ont été scannés. Ce qui représente à ce jour déjà des milliers de photos consultables. Life poursuit actuellement la numérisation du reste de ses archives.

Droits d'auteur

Time inc. conservera les droits d'auteur des images. Le "Life-Google site" n'affiche aucune déclaration ou autre contrat pour spécifier les limites de l'utilisation du contenu disponible. De plus, Life, par la voix de son président Andrew Paul, spécifie que la société fournit les images gratuitement pour visualisation et pour un "usage personnel". L'entreprise ajoute qu'elle fermera les yeux sur l'utilisation de ses images à des fins non-commerciales.

Voilà qui réjouira notamment les enseignants et les étudiants.

Au téléchargement et à l'impression, les grandes images afficheront un filigrane translucide LIFE sur un coin, alors que les petites images n'afficheront rien. La protection sera réalisée par des balises Digimarc générant un filigrane numérique invisible permettant à l'entreprise de suivre leur emploi en ligne.

Que gagne Life de laisser pratiquement tomber ses droits d'auteurs ? Premièrement, l'ancien magazine papier cible sur une augmentation du trafic vers leur site internet. Deuxièmement, des accords commerciaux entre Getty Images inc. et Life sont prévus pour que ce dernier puisse générer de l'argent par la publicité et la vente de livres photo et autres types d'impressions. Les images sont affichées sur Google et accompagnées de liens qui permettent aux professionnels d'acheter via les services QOOP.com des photos à la demande.

Tout le monde est content !

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lundi 17 novembre 2008

Des photographes se font tirer le portrait


Le photographe américain Bill Jay réalise depuis 1968 des portraits de photographes. Près de 1.000 de ces portraits sont présentés sur son site. On va de Ansel Adams à la photographe et réalisatrice d'origine anglaise Trisha Ziff. On a le plaisir de croiser Weegee "the famous", Paul Caponigro, Jean Dieuzaide, Rene Burri, Ralph Gibson, Edouard Boubat et bien d'autres. Dommage que Elliott Erwitt est absent de cette magnifique et large galerie. Cela aurait été l'occasion de signaler la nouvelle mouture de son site internet. Voilà chose faite.

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vendredi 24 octobre 2008

Bonnes nouvelles pour le monde du film


Dans un ancien sujet datant du mois de janvier dernier, j'ai parlé ICI de l'avenir très sombre du film Kodak HIE 200 (infrarouge) et de la résistance opérée par le photographe américain James C. William. James m'a promis de me donner des informations quant aux résultats de son action auprès de Kodak.
Hélàs, nous connaissons la suite, Kodak a arrêté la fabrication de leur infrarouge noir & blanc. James C. William vient de m'informer (parmi d'autres) d'une brève qu'il a découvert sur le Forum d'APUG. Cette nouvelle - du moins ces bonnes nouvelles - au sujet du film, relate la confection par Fotokemika (Zagreb, Croatie) pour Rollei, d'un film IR prévu pour être similaire à celui de Kodak, soit sans couche anti halo, très semblable à la célèbre Maco IR 820.
Ce post de Hening Serger intitulé "Photokina: Positive news for film" regroupe un ensemble d'excellentes annonces que l'auteur a été pêcher personnellement à la dernière photokina.

Concernant le matériel, Hening Serger relaie la vente, hors Japon, du moyen format Fuji (plus d'info ICI) par Voigtländer. Annonce prouvée par le site de la marque allemande.
Une autre bonne nouvelle est la stabilisation de la vente des Leica MP et M7 et la pérennité de la construction et de la disponibilité des deux derniers M argentiques pour de nombreuses années.
Pour revenir à la très active Maco/Rollei, la marque allemande (décidément, l'Allemagne joue un grand rôle dans la lutte pour l'emploi du film) lance maintenant leur Rollei ATP en format 120 équivalant à un capteur CMOS de... 200 mégapixels.

L'auteur a aussi été très agréablement surpris par l'action de la Lomographic Society qui rejoint ICI mon sujet sur la Photokina 2008.

Merci à James C. William et à Henning Segers pour ces bonnes nouvelles

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mercredi 22 octobre 2008

OE 2


La deuxième revue thématique et annuelle de l'Oeil Public vient de paraître.

Intitulée "Crime et Châtiment", elle offre une réflexion sur la violence vue par les photographes de l'Oeil Public et des auteurs renommés: Michel Poivert, Jérôme Charyn, Abha Dawesar et Anna Lebedeva.

Vous pouvez acheter ou consulter la revue sur le site. Sur ce dernier, profitez aussi pour voir les excellents portfolios des 10 photographes, dont le merveilleux travail du photographe belge Karim Ben Khelifa.

REVUE OE 2, 2008

  • 24X33cm,
  • Français-Anglais,
  • 136 pages, couleur,
  • 15 € + frais de livraison.

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dimanche 19 octobre 2008

Pour le plaisir


Ou le film deviendrait-il people?

Une information provenant du très sérieux magazine photo américain PDN (Photo District News) sous le titre "Brad Pitt is Picky About Film" (Brad Pitt est pointilleux au sujet du film) nous apprend que la star d'Hollywood a décroché (c'est pas trop difficile pour lui) la couverture du magazine de mode W Magazine et d'un portfolio. Sur quel sujet ? Celui de photos de famille prises dans sa villa du Sud de la France. Qu'est-ce qu'il y a d'important là dedans ? Franchement rien ! Juste pour dire que l'acteur utilise du film et même du vieux film pour tirer ses portraits de famille. comme quoi.

L'acteur a utilisé 40 rouleaux de Technical Pan de chez Kodak dont la production s'est arrêtée malheureusement il y a quatre ans. Il a continué la prise de vue avec du vieux film de chez IlFord. Le tout acheté sur eBay. Grand bien lui fasse. Il aurait chargé son vieux Leica et employé aussi une Littman 45 Single offerte par son épouse Angélina jolie (voilà la preuve formelle d'une vraie compagne terriblement amoureuse ;-) ) pour son anniversaire. Si ça, ce n'est pas une nouvelle capitale. Ce qui est drôle là-dedans, ce sont, à propos de cette info aussi importante que celle de savoir que je n'aime absolument pas les moustiques et les grosses mouches bleues, les réactions des lecteurs du PDN.

C'était juste pour le plaisir de ne rien dire, ce qui n'enlève rien à la qualité des photos et le talent de ce passionné de l'image fixe, démontré aussi par ses connaissances techniques pointues.

Le portfolio ©B. Pitt & W magazine
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vendredi 3 octobre 2008

Question de principe


La photokina 2008 vient de fermer ses portes et laisse derrière elle des nouveautés dont certaines sont dignes de faire monter l'eau à la bouche. Inutile ici de faire un bilan en brossant le nouvel inventaire marque par marque, mais seulement de relater le bonheur que certaines innovations m'ont suscité.

C'est l'entreprise de Solms qui, d'un avis tout personnel et dans le même temps c'est ma préférée, a créé l'évènement. Leica, que certains dissent moribond, au bord du gouffre et dont, paraît-il, sa tombe se creuse lentement mais sûrement depuis ces dernières années, offre une (des) panoplie(s) de nouveautés.
Coté M, je laisse la mise à jour du M8, pas parce que cela m'intéresse pas, que du contraire, mais simplement parce que tout le monde en parle. Je n'insiste pas sur les 4 nouveaux cailloux, dont 3 grands-angles, les 21 et 24 mm f1.4 et le 24mm f3.8 dont ce dernier serait proposé, pour Leica, à un prix très démocratique et un 50mm f 0.95 qui fait de lui l'objectif le plus lumineux du marché. Je ne parlerai pas de leur projecteur Pradovit digital full HD de 1400 lumens monté avec un Vario Elmarit f2.8-3.1 33-42mm. Je passe sous silence leurs 2 compacts réalisés conjointement avec Panasonic, mais profitant d'un firmeware élaboré par les ingénieurs allemands et d'un design plus affiné. Non, rien de tout cela, mais seulement de cette bombe, cette chose, ce paquet de dynamite qu'est leur tout nouveau, tout beau, rasé et épuré DSLR, le bien nommé Leica S.

Coup de génie, Leica est parti du même principe que celui qui a animé en 1905, l'inventeur du M, l'ingénieur en chef de chez Leitz, Oskar Barnack, l'homme qui a révolutionné la photo. Son idée était simple, comme toutes les grandes idées. Sachant que la pellicule enregistre l'image, pourquoi ne pas prendre une bande de films cinématographiques 35mm, de construire un boîtier autour et d'y ajouter un superbe objectif 50mm offrant une image 2:3, quasi identique au champ de vision humain. C'est bête comme chou. Là où les autres s'obstinaient à essayer de placer un plan-film dans un châssis lourd et encombrant, tenant un immense objectif, Barnack fit le contraire. C'est le film qui capture la photo, donc tout doit s'articuler autour de ce dernier. Et 1905 fut le tournant de la photographie.
Dommage qu'il ait fallu attendre 1924 pour sa commercialisation. Imaginez les reportages durant, par exemple, la Première Guerre mondiale avec ce petit bijou qu'était le Leica-UR ou M0.

Et que fait Leica aujourd'hui ? Il applique le même principe, mais avec un capteur. Et pas n'importe lequel, un capteur fabriqué par Kodak de 37, 5 mégapixels et d'une taille de 30 sur 45 mm, donc, la dimension d'un moyen format. Il ne reste plus qu'a l'accouplé au nouveau processeur d'image double-cœur conçu par Fujitsu appelé “Maestro” et de construire une coque métallisée et tropicalisée pour le protéger. L'appareil devient plus compact que ses concurrents 35 mm. Dans la foulée, Leica lance une toute nouvelle gamme d'objectifs spécialement pour leur nouveau-né. Et voilà l'agonisante firme allemande qui va à nouveau ouvrir les portes du futur de la photographie numérique en dépassant dans la qualité et l'ingéniosité des produits proposés par ses rivaux ; ceux-là mêmes qui s'obstinent depuis des années à placer difficilement un capteur full frame dans une boîte en plastique. Pour une firme que l'on disait morte

En ce qui concerne l'appareil moyen format professionnel développé conjointement par Fuji et Cosina, et dont vous trouverez ICI images et description, son nom est le FUJIFILM GF670. Il ne sera en vente qu'au Japon. L'offre et la demande étant la base du marché, gage qu'un nombre élevé de commandes auprès des distributeurs le fera rentrer dans la vitrine des vendeurs.

Mais, si la modernité se rencontre chez Leica, que Fuji et Kodak (avec l'Ektar 100) continuent à innover doucement dans la photographie argentique, la palme de l'anticonformisme revient à la Lomography society international, qui sous le titre “The future is analogue” a monté une exposition mondiale de 100.000 photos argentiques, expérimentales, lunatiques ou banales, résultats créés par les lomographes du monde entier.
Des experts lomographes ont animé des ateliers sur la dernière photo analogique et la technologie des caméras Lomo. Le succès auprès du public jeune et moins jeune a été remporté.

Cela prouve que la photographie a toujours cette ouverture, ce parfum de fraîcheur et que tout reste à faire. Mais, selon de nombreux "savant et connaisseurs de la photo actuelle" ayant pignon sur le net, qui dit photographie argentique dit photographie nostalgique. Et, c'est souvent les mêmes qui ont besoin, par manque de connaissances techniques et de culture photographique, recourir à leurs reflex qui réfléchi à leur place pour créer une photo. De plus en plus, sur la toile et dans certaines revues photo, se trouvent des tutoriels expliquant comment transformer le fichier binaire en une image "comme à l'ancienne". A l'aide de plug-in du docteur photoshop, il est aisé de convertir des images numériques en style Holga, Polaroide... De muer l'élément informatique aux milliers de couleurs en une copie se voulant "à la manière d'une Tri X et autre HP5", comme le logiciel DxO filmpack de très mauvais goût. ou encore comme dans la panoplie des gadgets d'appareils numériques. On se demande qui est le nostalgique.

Le numérique a ouvert de nouveaux horizons et c'est eux qu'il faille avant tout explorer. Le principe de "faire du vieux avec du jeune" ne me plaît guère, ça tourne en rond, ça n'avance pas, ça ne mène à rien.

Les mondes, analogique et numérique, peuvent, savent et même doivent vivre conjointement. L'un n'est ni meilleur que l'autre. Simplement différent. Chanter la fin de l'argentique est le même air entendu au 19e siècle du côté des peintres ayant abandonné leurs pinceaux pour la plaque humide. Et plus tard, lors de l'avènement de la photographie couleur, l'inchangée chanson retentit. Pourtant, l'arrivée de la photographie a été un tremplin pour l'art pictural. Si la peinture a dépassé ses lettres de noblesse, c'est en partie grâce à la venue de l'image fixe, tout comme pour la photographie noir & blanc qui a pris les siennes en profitant de l'émergence de la couleur. Les trois mondes, peinture, photo noir & blanc et photo couleur ont, après s'être secouées, suivi leur chemin et fort heureusement ont continué à se développer et à s'enseigner. A l'instar des écoles d'art, les écoles de photographie, doivent poursuivre, à côté de l'enseignement du numérique, la transmission des techniques de la photographie argentique ancestrale et actuelle et leurs principes chimiques. La prise de vue et le laboratoire photographique argentique ont un rôle de laboratoire pédagogique du seul fait que le processus du maniement de la lumière se fait de bout en bout de la chaîne. La connaissance d'un logiciel comme Photoshop en devient plus aisée, car à sa base, il a été créé par des photographes pour des photographes. Il s'agit ici d'offrir aux étudiants en photographie, futur (entre autres) de l'image fixe, la possibilité de comprendre, de connaître, de distinguer, de sélectionner, de manipuler au mieux les différents outils qu'ils ont à leur portée dans l'élaboration de leurs travaux. On a le droit de savoir, de choisir et d'user. Question de principe.

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mercredi 17 septembre 2008

Bad news...


A force de continuer, ce blogue va se transformer en une rubrique nécrologique de l'argentique, mais l'histoire fait son chemin et on ne peut l'arrêter. Petit à petit, le monde foisonnant et fascinant de la photographie halogénurée se barde de bandeaux noir synonyme de deuil. J'aimais penser que dans la lutte, les plus forts et plus talentueux resteront. Mal m'en a pris, un nouveau faire-part est à éditer, celui de la société AMALOCO.

Fondée en 1929 à Ommen en Hollande, Amaloco s'est spécialisée dans la chimie photo noir & blanc et couleur. Leurs produits, de grandes qualités, étaient utilisés aussi bien par les professionnels que par les amateurs avertis. Amaloco réalisait principalement son chiffre d'affaires dans la fabrication de chimie photo pour d'autres marques, comme dernièrement pour Rollei.

Les principales caractéristiques de la marque d'Ommen, étaient la fabrication de produits  d'un excellent rapport qualité-prix, innovants, stables et conduits par le respect de l'environnement. Leur révélateur à ton neutre "ECOMAX - AM 8008", est totalement exempt d'hydroquinone et d'hydroxyde de sodium. Dans l'innovation, je peux citer leur aide au séchage "Amaloco H3" qui permet de réduire considérablement la déformation des papiers barytés lors du séchage libre, sans oublier leur test de rinçage "Amaloco H15" qui sert à vérifier le taux de sels de fixateur restant dans les films ou papiers.


Amaloco vend sa marque et ses formules. Il y a en ce moment des tractations. A bons entendeurs.

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samedi 28 juin 2008

Le rapport: la guerre numérique vs film est finie ???


En mars dernier, Michael J. McNamara signe l'article "The Report . The war is over -- The digital-vs. -film..." parut sur PopPhoto.com.

Que le numérique ait balayé le film, cela ne doit plus faire la "une", car c'est une évidence. Qu'il soit de qualité, l'est tout aussi.

Dans l'article, l'auteur démontre, photos comparatives à l'appui, les différences de qualités au niveau des détails (du bruit) d'une prise de vue faite avec le Pentax K20D et celle réalisée avec de la Fujicolor Superia 1600 numérisée. D'autres études sont apparurent par la suite sur le net et allaient dans le même sens.

Une chose m'interpelle. Si on part du principe avéré, et facilement démontrable en photographie que toute copie entraîne une perte (de netteté et de dynamisme) dans l'image, comment est-il possible de comparer deux photographies ayant subi des traitements différents donc non égalitaires ? Je m'explique : la première photo est le fichier digital sorti tout droit de l'appareil. L'image a donc subi au minimum deux traitements. Le premier est le transfert de l'image provenant de l'appareil photo au programme photo (photoshop par exemple) et le deuxième, le traitement par le programme photo vers une sauvegarde pour l'affichage sur une page web.

Pour l'image analogique, nous avons:
le développement du film, la numérisation (la transformation, l'interprétation) du film en un fichier binaire traitable par photoshop (ou autre programme photo), l'interprétation du négatif en positif et pour terminer, le traitement de l'image pour l'affichage sur la page web. Et ceci est aussi un minimum.
Ce n'est pas très égal tout cela.

Avis aux amateurs, aux étudiants en photographie et aux férus de ce genre de comparaison:

Le plus important généralement, est d'avoir une photo imprimée. Et c'est à partir du résultat final que l'on devrait faire la comparaison. Partons, pour chacun des deux procédés, des résultats sur papier. Pour l'image numérique, la sortir avec le meilleur procédé - par une imprimante jet d'encre, sur un papier de très haute qualité, ou par un labo sur papier photo.... (bref, au choix et ce n'est pas ça qui manque). Pour l'image provenant du négatif couleur, la faire traiter par un bon labo. Il restera plus que de scanner les résultats, les passer sous photoshop pour l'affichage sur la page Web, commenter le tout, tirer la conclusion.

Je le ferrais bien (quoique je m'en moque un peu), et j'ai autre chose à faire.

Ah oui, il reste la comparaison avec l'Ekta sur ilfochrome, le noir et blanc (baryté argentique vs numérique)... Là aussi, ce ne sont pas les choix qui manquent. A vos labos.

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dimanche 1 juin 2008

Reuters en Irak: 5 ans de témoignages


Servie par un montage soigné, l'agence Reuter offre à ses journalistes, photographes, correspondants, cameramans et techniciens, un site dédié à leur travail effectué dans l'horreur du conflit irakien. Explications, témoignages, histoires, chroniques, commentaires, images connues ou non publiées, soulignent l'horreur de cette guerre née sur le mensonge et la manipulation.

Le "Nous l'avons eu" lancé par Paul Bremer, nous revient en mémoire. Mais nous, nous avons surtout des voix, des images données par ces journalistes et collaborateurs. 7 membres de l'agence Reuters ont trouvé la mort comme signe de leur engagement. 120 journalistes sont décédés pour nous tracer la vérité. Vérité, que certains ont voulu étouffer, vérité oubliée, vérité crue.

Lien:
Reuter en Irak - le site
http://iraq.reuters.com/

lundi 28 avril 2008

Fuji lancera-t-il son nouveau moyen format argentique ?


Le nouveau joujou de chez Fuji devrait sortir d'ici peu. Mais où ? Ce boîtier 6x7 qui accepte les films en bobine 120 et 220 sera-t-il disponible uniquement au Japon ? Montrera-t-il son obturateur électronique seulement aux States? Ira-t-il pointer son objectif à soufflet 80mm f/3.5 en Europe ? Où le constructeur n'a-t-il pas encore pris la décision de commercialiser l'appareil à exposition manuelle ou par priorité à l'ouverture ?

En attendant de promener ses doigts dessus, voici une présentation filmée (comprendra qui veut) pour calmer ses yeux

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Page source

Annonce officielle

vendredi 7 mars 2008

Tito Dupret et le world-heritage-tour.org transforment le monde en panoramique




7 années ont été nécessaires au photographe belge, Tito Dupret, pour mettre en panoramique les plus beaux sites mondiaux, patrimoine mondial de l'UNESCO. La galerie est accessible en "visites virtuelles". Grâce aux panographies, on est plongé dans des images à 360 degrés.

À ce jour, 298 sites ont été visités : 225 sont disponibles sur le site web et 73 sont en postproduction et seront bientôt mis en ligne. Des 298 sites, 216 font partie du patrimoine mondial (25% des 851 sites enregistrés par l'UNESCO - 1408 panographies), 15 sont sur la World Monuments Fund Watch List (71 panographies) et 67 sont des suppléments offerts par
(162 panographies). En tout, il y a 1641 panographies.
Côté technique, le travail a été réalisé avec RealViz Stitcher

En vous inscrivant gratuitement, vous êtes averti lorsque les nouvelles vues sont en ligne. Vous pouvez aussi voter pour vos sites préférés....
Une visite sur WHTour.org s'impose

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dimanche 2 mars 2008

Disparition II - Fin !?

Cette fois, c'est officiel. Le HIR Infrared de Kodak n'est plus produit, et il en profite pour rejoindre du coup les films instantanés Polaroid. Malgré une campagne de soutien dynamique, Kodak a choisi d'arrêter la production et se focalise sur ses films N./Bl. conventionnels comme, entre autres, la nouvelle mouture du TMax 400.


  • vers la brochure Kodak en format PDF sur la présentation des films N./Bl. panchromatiques et leur chromogénique.
  • Sur le site, vous pouvez lire ICI l'interview de Sebastião Salgado et son soutien à la pellicule photo.

Pour la photographie infrarouge N./Bl., il reste:

Pour ceux et celles qui désirent choisir un film infrarouge de remplacement, il y a une excellente étude de comparaison sur le tout excellent site DigitaltruthPhoto.

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samedi 2 février 2008

Capa, 3500 négatifs

Une de mes prérogatives pour ce blog est de relayer des informations qui ne font pas ou trop peu de vagues. C’est marqué en grand et en blanc dans l’en-tête de la page et là... Cette annonce fait grand bruit, et c’est tant mieux !
Imaginez-vous 3 valises contenant 300 films inventoriés et correctement conservés; soit plus de 3500 négatifs signées Robert Capa. Toutes exploitables dans leur plus petit grain d’Ag. Si ça, ce n’est pas beau!?

Sur le net, la première réaction lue fut celle de savoir si une image capturée numériquement peut être imprimée après avoir passé plus de 60 ans dans un grenier mexicain (bonjour la chaleur et l’humidité) protégée simplement par une caisse en carton. Question légitime à la vue de ce dont vit la photo actuellement. D’après les spécialistes, lire, sans perte, un fichier informatique gravé depuis plus de 5 ans sur CD, DVD ou bande magnétique est déjà en soi un aléa. D'où le conseil de multiplier les copies. "...La technologie numérique actuelle reste à prouver, car elle est en  constante mutation... " (Robert S. Boyd - Digital data is storage challenge - kentucky.com). Aussi, "En 15 ans, allons-nous être encore en mesure de lire les CD?". Question soulevée par Steve Simmons, éditeur et rédacteur en chef du magazine View Camera dans l'article "HABS Large Format Photography" de la AIA (American Institute of Architects). Il faudra attendre 60 ans pour savoir. Le débat est ouvert et se trouve facilement sur la Toile.


Une autre réaction consiste à savoir si l’on éclaircira enfin le mystère qu’entoure la photographie la plus connue de Capa. La nommée "Loyalist Soldier". A elle seule, cette image est l'effigie du militant anarcho-syndicaliste sur le front républicain. Aussi, elle représente l’horreur de la guerre avec ce soldat en train de mourir, tout comme elle est l’incarnation du soldat inconnu.

Hélas, le négatif ne serait pas présent.


Les détracteurs de l’image insistent - notamment - sur l’impossibilité de voir un homme touché par une balle, tombé en arrière alors qu'il était en train de dévaler une pente.

Montage ou pas ? A lui seul, le cliché a fait couler beaucoup d’encre. Comme l’écrit Richard Whelan - biographe de Capa, "... Vouloir obstinément savoir si la photographie montre réellement un homme fauché par une balle est quelque chose de morbide et qui de plus, n’a aucun intérêt, la grandeur de l’image résidant en dernier lieu dans son potentiel symbolique...". La découverte des ces images prisent lors de la guerre civile espagnole est déjà en soit tout un symbole.

Il me tarde de les voir et j’espère que l’Agence Magnum nous les donnera à visionner.


Cette trouvaille m’a rappelé une autre, celle de ces " Photos de la vie heureuse des tortionnaires d’Auschwits " comme l’avait titré le Monde dans son numéro du 24 septembre 2007. Des images illustrant les moments doux d’un groupe d’amis heureux.

Par opposition, n’hésitez pas à vous rendre sur le site de Lee Miler pour visionner les extraits des reportages réalisés lors de la libération du camp de concentration de Buchenwald.


Ces découvertes sont la parfaite illustration de l’importance de la photographie dans son entièreté, comme mode de communication pour montrer le présent, mais aussi l’importance de sa tâche dans le travail de mémoire.


En 1938, le Picture Post édita le travail de Capa sur 11 pages et le qualifia "du plus grand photographe de guerre". En 1947, il fonda l’agence Magnum avec Henri Cartier Bresson, David Seymour et George Rodger. En 1957, il fut tué par l’éclat d’une bombe en Indochine.


Il avait trouvé une nouvelle manière de montrer l’horreur. Il avait ouvert la porte à de nombreux photographes. Il a été un témoin de premier plan de son temps, comme le sont et fort heureusement de nombreux photographes de nos jours.


Le résultat de leur travail doit être gardé et de manière sûre et certaine, quel que soit la technique utilisée pour capturer ces instants si importants, pour notre présent comme pour notre futur.


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Crédits photos:

  1. Capture d'écran du site officiel de Magnum.
  2. Capture d'écran de l'album photo publié sur le New-York Times.

lundi 28 janvier 2008

Disparitions...


...Ou moins de 10 minutes de votre vie pour sauver deux films.


Je ne veux pas lancer sur ce post le débat stérile “argentique vs numérique”, mais je trouve important de parler de la situation de deux films argentiques N/Bl.: l’infrarouge Kodak HIE 135 et le film N/Bl. 220.
Je n’utilise plus le merveilleux HIE et je n’ai jamais touché une bobine de 220 N/Bl. Au fil des ans, je reste, pour le noir et blanc, calé sur l'Ilford HP5 en format 135 plus traditionnel. Son format, son élasticité et ses performances répondent à mes besoins et à mes critères tant esthétiques que techniques. N'empêche, je ne peux pas rester passif devant la disparition de tels produits. C’est grâce à la multiplicité des outils photographiques, que la photographie est ce qu'elle est aujourd'hui. Et, perdre l’un d'entre eux, sous prétextes x, y ou z, fait que notre palette s’amenuise. Si un produit est nécessaire à la création photographique d’un confrère et que ce produit est amené à disparaître, il me semble normal (en commençant déjà par le simple principe de solidarité) que nous autres photographes - de l’amateur au pro - apportons notre soutien à celui qui tente de sauvegarder cet outil.
Quelle aurait été la physionomie des résultats sortant des chambres noires sans l’action opérée par le photographe français Jean Dieuzaide en 1977 pour la conservation du papier baryté?


HIE 135


Le photographe américain James C. William lance un appel pour la sauvegarde par Kodak de son infrarouge N/Bl. Rien de plus simple, il suffit d’envoyer un mail à patrick.hamilton@kodak.com avec comme référence HIE 135 et comme corps de texte votre soutien au maintien du film infrarouge ou: “Please reverse plans to discontinue or delete manufacture and distribution of HIE-135 infrared film”


Durée de l’opération avec des mômes qui courent autour de vous: - de 5 minutes.


Liens vers James C. Wiliam et la page officielle du HIE

J’ai demandé à James C. William de me tenir informé. Aux dernières nouvelles, Kodak reconnaît avoir eu de nombreux mails de soutiens au HIE.


220 N/Bl.


Cette pétition est initiée par le photographe Philippe Bachelier et demande à Ilford de continuer la fabrication du 220 FP4 et HP5 et à convaincre Fuji de lancer son Neopan dans ce format.


Liens:

Durée de l’opération avec des mômes qui vous appellent: - de 5 minutes.

On a connu plus dur!