
De nos jours, que ce soit en Amérique latine, sur les continents asiatique ou africain, de nombreux photographes se trouvent dans les rues proposant leurs services dans la réalisation de portraits pour des papiers d'identité, des images souvenirs, des photos de familles ou de groupes d'amis. Ils sont patiemment installés à des points stratégiques comme des places, des gares, des administrations… Ils attendent inlassablement leurs clients à côté de vieilles caméras rafistolées au bois rongé par les produits chimiques et buriné par le temps et les manipulations. Ces appareils, qui je qualifierai comme l'ancêtre du Polaroïd, font également office de chambre noire. C'est véritablement de la photographie instantanée.
Créé par Lukas Birk et Sean Foley, le site "Afghan Box Camera Project" est une source inépuisable sur les fameuses "Kamra-e-faoree", mettant en exergue le métier du photographe et de la photographie afghane traditionnelle et actuelle.
Le site web est riche d'illustrations, de films, de plans, de croquis et d'explications pour construire et manipuler sa propre camera obscura. Le post-traitement n'est pas oublié comme le coloriage.
Des galeries photo y sont présentées ainsi que des photographes. De courtes séquences filmées montrent les techniques des professionnels de l'image afghane.
J'avais parlé de ce type de caméra dans un ancien billet (ICI), car cette technique se marie parfaitement avec le procédé positif-direct d'Ilford.
Voici un site à parcourir, à lire, à découvrir, à user et à promotionner.
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jeudi 5 janvier 2012
Afghan Box Camera Project
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Libellés : Afghanistan, Direct Positive Paper
dimanche 1 janvier 2012
Les meilleures photos 2011 par Life
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Libellés : Life
mercredi 7 décembre 2011
À travers les yeux
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Libellés : Fazal Sheikh
samedi 19 novembre 2011
C’est la fin du film...
Tous aux abris
Ça chauffe sur les forums ! Juste après la déclaration de la cessation du Kodak Elite 100, la célèbre marque à la boite jaune, annonce qu’elle arrête la production de certains conteneurs.
Soit:
- La Tmax 400/120 en 1 rouleau,
- La Tri-X Pan 400/120 en 1 rouleau,
- L'Elite Chrome 100/135,
- Le BW400cn/135 - 24 pauses en 3 rouleaux,
- La Kodak Gold 200/135 - 24 pauses en 4 rouleaux,
- La Tmax 400/135 - 12 pauses en 1 rouleau,
- La Tmax 400/135 - 24 pauses en 4 rouleaux.
L’emballage n’est pas le produit
Le débat a débuté sur ragefinderforum.com, sur lequel la panique liée à l’angoisse de l’arrêt de production a multiplié les postes. Les participants se montaient la tête les uns les autres. Certains, à juste titre, minimisaient, d’autres ont fait des réserves. La fin des temps leur semblait proche. Un a été jusqu’à investir dans un congélateur avec photo à l’appui.
La rumeur a commencé à se propager sur photorumors.com pour aller ensuite de forums en forums. Face à cette panique, Kodak a réalisé un démenti officiel.
Blablabla... quand tu nous tiens.
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Jean-Marc ''MM'' De Coninck
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Libellés : Film kodak
dimanche 30 octobre 2011
Et voilà...

Et voilà... C'est fini. On remballe le matos dans les caisses, on fait reluire les bottes, le pantalon et la veste sont repassés, un coup d'huile et de flanelle sur la carabine. Prêt pour la parade. Ah qu'il sera joli le défilé des défenseurs de la démocratie. Bye bye Libye ! La mission de l’OTAN s’arrête officiellement ce jour.
A vrai dire, toutes les casernes ne seront pas vidées pour le 30 octobre 2011. Non non, il faut laisser quelques sécurités auprès des belles entreprises. Les Américains ont promis de faire voler des drones au-dessus du territoire reconquis. Ils seront accompagnés de Rafales français. De quoi assurer le bon respect des pétrocontrats. C'est pour le bien de tous !
Maintenant que Khadafi n’est plus là, le peuple semble se destiner vers un gouvernement qui élaborera sa constitution sur la charia. Ça jette un froid dans le dos des multinationales et des gouvernements occidentaux qui se sont tellement démenés pour « la liberté » des citoyens libyens. Ingrat le peuple libyen ?
Khadafi et ses (anciens) amis
Le colonel est raide, froid et enterré. Il y a peu, le leader de la Jamahiriya plantait sa tente dans les plus beaux jardins européens. Il était à nouveau aimé. Aucun ne savait qu’il était un despote. Personne. Poussé par Tony Blair depuis 2004, il revenait sur le devant de la scène internationale. Après avoir été accueilli en grande pompe par les dirigeants européens comme José Manuel Barroso, Romano Prodi, président de la commission, les chefs des gouvernements espagnols José Maria Aznar et José Luis Zapatero, pour ne pas faire de jaloux. Sans omettre Silvio Berlusconi avec qui il réalise des affaires. Pour sceller leurs camaraderies, le président italien présentera ses excuses pour le passé colonial. On ne peut pas oublier Nicolas Sarkozy qui lui a vendu des Rafales et des centrales nucléaires. Et le chouchou, le petit dernier, le président des USA himself, Obama le bien nommé qui lui serrera chaleureusement les mains.
Et voilà... L’ami se transforme en ennemi à abattre. Il le sera et presque tout sera filmé. On le montrera, apeuré, ensanglanté et bien vivant, pour voir son corps sans vie entourée des mêmes personnes qui l’avaient sauvagement lynché quelques secondes auparavant. On n’apercevra pas (encore ?) le moment de sa mort. La batterie de la caméra se serait-elle vidée ? Vous voyez qu’il faut toujours faire le plein avant de partir ! Qu’importe, maintenant les puits de pétrole sont bien gardés et la démocratie est revenue. Il devenait très dangereux le colonel avec ses projets, comme le premier satellite africain RASCOM 1, la création d’un Fonds monétaire Africain, d’une Banque Centrale Africaine et une Banque Africaine d’investissements, unification des pays africains... Je vous invite à lire l’excellent billet d’Allain Jules.
On fait parler les images. Il suffit d’opposer la vision de l’album photo de l’ex-président libyen vu par le FAICMFSF avec la présentation toute sérieuse du New York Time. Dans cette dernière, les seuls dirigeants que l’on aperçoit sont Castro, Moubarak, Mandelle et Arafat. Que du vilain. Pas de Blair ni de Sarkozy, d'Obama, de Berlusconi et tutti quanti. Absents ou oubliés ? Oui, les images elles nous sont présentées, commentées, filtrées, triées, expliquées, interprétées et légendées. Ferme tes yeux citoyens ! On regarde pour toi.
Le jour du décès du leader libyen, les mots "lynchages", "assassinat" lorsqu’ils étaient prononcés par les médias officiels, l’étaient partiellement et du bout des lèvres. Le film de sa mort sera noyée pas des reportages sur les richesses de la famille du dirigeant, de caches d’alcool découvertes dans ses nombreuses et luxueuses maisons, de ses discours tonitruants dans lesquels il menace de tirer sur son peuple. Oui, le dictateur a tiré sur son peuple, ce qui a justifié l’invasion.
C’est fou que peu de temps avant, lorsque le président tunisien Ben Ali fessait de même, la France, par la voie de son ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie, ait proposé le 12 janvier 2011 à l'Assemblée nationale, le savoir-faire français à la police tunisienne pour "régler les situations sécuritaires". Les bourreaux, les balles et les morts ne sont pas les mêmes. L’interprétation des faits non plus ! L’autre facette de l’histoire du début du printemps arabe est à lire dans le petit livre de la blogueuse tunisienne Lina Ben Mhenni.
Et pour le peuple syrien, qu'est-ce que les dirigeants du "monde libre" doivent assurer comme posture ? Ils ne vont pas se fâcher avec les Russes, Poutine à la main sur le robinet du gaz. Ni avec les Chinois, ils viennent d'acheter une partie de la dette européenne. Il faut bien renflouer les banques et sauver l'euro non ?
Tous égyptiens
Très encombrante situation pour les multinationales et les gouvernements qu’elles soudoient. Là où le printemps arabe se répand, voilà que le peuple n’est plus dirigeable. Pire, les "islamistes" semblent être portés. Qui se cachent derrière ce visage ? Belle question que soulève le travail "Égypte (s) au présent " du photographe égyptien Nabyl Boutros, qui transforma son visage pendant des mois. En décembre 2010, une affiche réalisée à partir de ses nombreuses "têtes" modifiés a été imprimée par la galerie "Darb 1718", en réponse à un attentat contre une église copte. Le poster « Tous égyptiens » a été signé par une vingtaine d’institutions culturelles égyptienne. Lors des premiers soulèvements, plusieurs posters sont brandis par les manifestants sur la Place Tahir au Caire.
Le Printemps arabe à travers un Holga
Et voilà... Ces gouvernements corrompus et soutenus par la bourgeoisie occidentale avaient pourtant fait de leur mieux pour freiner les blogueurs de répandre leurs flots de nouvelles, d’empêcher les journalistes de faire leur travaille, d’étrangler la rébellion. Comme ce Printemps arabe vu à travers l’holga du photographe Giorgos Moutafis. Cette histoire que j’ai découverte sur le site RapporteursPhoto que je place maintenant dans mes favoris. RapporteursPhoto fait le lien avec le site Foto8. Le résultat percute. Le hasard a du bon. Rien ne peut arrêter celui qui veut relater la vérité. L’Histoire nous l’a démontré à maintes reprises.
Arab Images Foundation
Moins fortes, mais pas inintéressantes sont les photographies publiées sur le site de la "Fondation Arabe pour l’Image".
Liens:
- Allain Jules - Libye – Pourquoi ces nazillons attaquent Kadhafi ? La vérité
- Blog de Lina Ben Mhenni - A Tunisian Girl
- Le site de Nabil Boutros
- L’album photo de Khadafi vu par FAICMFSF
- L’album photo de Khadafi vu par le New York Times
- BBC - Comment est mort Kadhafi
- Le nouvel Observateur - Obama et Kadhafi se serrent la main
- Le nouvel Observateur - La lettre de Khadafi à Berlusconi
- Agoravox.fr - Comment Tony Blair s’est couché devant Kadhafi
- BBC Afrique - Révélation sur les liens Blair-Kadhafi
- RapporteursPhoto - Le printemps arabe par Giorgos Moutafis
- Foto8 - The Arab Spring Project
- Arab Images Foundation
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Libellés : Foto8, Giorgos Moutafis, holga, Lina Ben Mhenni, Nabyl Boutros, RapporteursPhoto
dimanche 25 septembre 2011
Ça s'en va ... et ça revient ...
Alors que Fuji tente une nouvelle percée avec le retour de leur version Polaroïd, tout en faisant trembler la photographie numérique avec le X100 et son petit frère le X10, voici que la marque nippone annonce la fin de production de leurs pellicules T64 et Astia 100F.
La Fujichrome T64 est (était) caractérisée par un grain extrêmement fin, offrant une très haute qualité de détails et de fidélité des couleurs. Elle est (était) destinée à la photographie d'intérieur et d'architecture et à l'imagerie médicale sous lumière tungstène. La T64 est basée sur la même technologie que la célèbre Velvia 100F et l'Astia 100F. Pour cette dernière aussi, les rotatives se sont arrêtées. Dommage pour les amoureux de son doux contraste et dans son exactitude dans la reproduction des tons rouges et violets qui l'a distinguait.
Et pourtant, le monde de l'argentique continue sa percée. J'ai toujours cette impression que lorsque son regard pointe vers l'arrière, ce n'est pas pour s'apitoyer sur son sort, mais pour rebondir en avant, gonflée des vieilles recettes qui ont fait son histoire.
Le retour des plaques humide
Baycitizen.org, dans son article intitulé Nostalgic Return to an Old-Fashioned Photo Technique, décrit le retour des plaques humides dans le monde de l'art et de la mode.Tout comme la campagne "Double exposure" de Louis Vitton. Ce renouveau souligne le désire de plus en plus grandissant vers les vraies manipulations; celles où la précision du geste technique se mélange aux phénomènes de l'aléatoire et de l'imprévu offrant un impact significatif sur le résultat.
Un sténopé de luxe
Autre relance - une nouvelle fois - décidément - vient d'Ilford Photo qui commercialise un sténopé 4x5 inch très prometteur. Proposé en trois versions différentes selon la lentille choisie soit le 72 mm comme standard et en option les variantes 110 et 150 mm. Le sténopé Titan sera livré dans un pack contenant 10 feuilles du papier Positif Direct et 10 négatifs 4x5 inch Delta 100. Conçu dans un plastique dur, il sera tout terrain. Sortie prévue pour octobre prochain.
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Libellés : fujifilm, ilford, Louis Vuitton, Polaroid
dimanche 4 septembre 2011
WITHIN SHADOWS
Clichés de rêves
Ouvrant les portes des états de l'hallucination, Susan Burnstine explore ces instants entre la réalité et l’imaginaire.
Son exposition « Within Shadows » est organisée en une trilogie parcourant le rêve (subconscient), le sommeil (inconscient), et le réveil (conscient).
À voir
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Libellés : Susan Burnstine
dimanche 28 août 2011
mardi 9 août 2011
Voyage éphémère
Un voyage dans le temps, un chemin de 18 ans, les 18 dernières années de Jamie Livingston qu’il a illustré par une photographie par jour du 31-3-1979 au 25-10-1997 jour de l’ultime cliché et date de son décès. Le site qui a suivi l’exposition regroupe 6697 polaroids que l’artiste new-yorkais a pris quotidiennement avec son SX-70. Ce voyage intime nous fait (re)découvrir les styles vestimentaires, les coupes de cheveux, la pilosité à la mode, les mimiques, les objets de tous les jours, les décorations, les meubles, les voitures, la rue... Une existence qui pourrait être la nôtre, tout simplement, couchant dans la gélatine ce passage éphémère que nous fessons sur terre.
Le regard qui se transforme dans le temps vécu, tel qu’il est vu, ressenti et pressenti profondément et subjectivement par le photographe. Les clichés touchent, émeuvent, angoissent en interpellant notre mémoire. Nous prenons conscience que nous aussi nous vivons ou avons vécu des moments similaires.
Les illustrations de la vie, dessinées sur le pola, les anniversaires, la remise des diplômes, le déménagement, l’élection présidentielle, la naissance, ces jours heureux ou malheureux... Ces instants qui remplissent la vie d’un être humain ordinaire jusqu'à l'apparition de la maladie, les premières visites à l'hôpital, la dérision face à la chimio pour se terminer le 25-10-1997.
Regardez en suivant la ligne du temps ou en piochant dans l’espace vous y retrouvez assurément vos propres souvenirs.
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Libellés : Jamie Livingston, Polaroid
dimanche 26 juin 2011
ILFORD PHOTO voit en 3D
Je n'ai pas le désir de transformer ce blog en une plateforme pour les produits de chez ILFORD PHOTO. Mais, rien à redire, la célèbre manufacture de Mobberley m'étonne à nouveau en ressuscitant de vielles recettes oubliées au fond des tiroirs. ILFORD PHOTO n'est pas l'unique moteur de l'argentique, mais là où se retrouve la prudence quant à l'avenir, la firme anglaise continue ses recherches, ses paris et autres innovations. Le montant de l'addition est élevé ; surtout pour ses travailleurs.
La nouvelle était tombée dans un communiqué de presse ".... En raison de la hausse du coût des matières premières et de fabrication (en particulier la forte hausse du coût de l'argent), il sera nécessaire d'augmenter le prix de certains de nos produits. Le 1er juin, il y aura une augmentation de prix de ILFORD Photo, Kentmere Photo, des films noir et blanc, des papiers et des documents HARMAN direct positif."
Pour rester compétitif, après l'augmentation de février et maintenant celle de juin, ILFORD Photo / HARMAN Technology Limited a été dans l'obligation de licencier 58 travailleurs, soit 20 % de leur effectif. Une perte énorme. La cause ? Celle du monde politique des pays industrialisés qui déploie le tapis rouge (il n'a que ça de rouge et c'est pour marcher dessus) sous les pieds des spéculateurs ? Mais qui vote pour cette droite conservatrice à la solde du patronat et des multinationales ?
Comme le signifiait si bien la capitaliste Caroline Walcot, secrétaire générale adjointe de l’ERT (European Round Table of Industrialists): "Le problème, c’est que, dans leur pays d’origine, les politiciens doivent obtenir des voix. Tandis qu’au sein de l’Union européenne ils peuvent avoir une vision d’ensemble."
Tout est dit. Que les travailleurs clamsent et que la démocratie soit un rempart pour que pleuvent les euros sur les plus nantis.
Dès lors, lorsque des firmes qui se battent pour continuer la production de marchandises à contre courant de la consommation de masse, j'applaudis. Vive le contresens. Simple principe de liberté en tant que consommateur et individu.
C'est par l'innovation qu'un secteur industriel peut inverser la tendance. Tous n'y arriveront pas. Des procédés, des articles et des techniques ont été abandonnés. Mais un abandon dû à la pression économique est et restera une perte.
Il y a un peu plus de 10 ans, lors de la venue en masse de la photographie numérique, les projections et les anticipations sur l'avenir du film allaient dans toutes les directions, mais aucune de ces prédictions ne nommait le retour d'antiques systèmes, l'arrivée de nouveaux appareils analogiques et l'explosion de la lomographie. Car ces dernières années ont vu revenir, sous des regards consternants ou ricaneurs, le polaroid (impossible projet), des papiers pour la chambre noire, le procédé positif direct, d'émulsions, de nouvelles caméras (Fuji GF, Diana mini, Spinner 360, le Lomo LC-Wide, et la dernière-née d'il y a quelques jours, la Sardina, plus pop que tout).
L'argentique est affranchie. Pendant ce temps, une frange du digital continue à courir derrière avec des programmes comme - le très mauvais goût - DXO FilmPack, les "effets spéciaux" des appareils numériques qui transforment votre belle image en "sépia nostalgique", en vieux noir et blanc, en style Lomo et sténopé. Oui, rien à redire, lorsque l'on connaît la pérennité des composants électroniques et l'envie d'avoir la caméra dernier cri, le numérique plaît au monde économique.
Alors, devant l'horrible réduction dans son personnel, ILFORD Photo a fait le pari de ressortir des plaques en verre holographique. La réponse du berger à la bergère : la 3D n'est pas la propriété des nouvelles technologies. Elle existait avant et elle revient. Par ce biais ? Est-ce qu'elle sera viable ? Je ne fais plus de pronostique au sujet de la photo. J'observe, je m'amuse, je me chagrine, je recherche la liberté d'employer n'importe quelles techniques, qu'elle soit récente ou ancienne, qu'importe. Seule, la liberté est importante.
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Jean-Marc ''MM'' De Coninck
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Libellés : 3D, ILFORD PHOTO, Lomographie
mardi 10 mai 2011
Le classement de Photography Monthly
Nous les avons oubliées, nous les avons aimés ou détestés. Nous les avons utilisées ou rêver de les toucher ou rêvons simplement de le faire. Nous les avons connues et vues. Le désir de les avoir entre nos mains, la peine de nous en être séparés ou le soulagement de les avoir gardées.
Elles sont les 50 grandes caméras photographiques de tous les temps. Classement pour lequel nous ne pouvons fatalement être en parfait accord. Classement réalisé par Photography Monthly.
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Libellés : Classement Photography monthly
mardi 12 avril 2011
Marc Silbert ouvre les portes de la maison et de la chambre noire d'Ansel Adams
Michael Adams, fils d'Ansel Adams, invite Marc Silber dans sa maison familiale. Visite du laboratoire et de la galerie privée. Endroit idéal pour l'écouter raconter l'histoire du fameux «Lever de Lune, Hernandez, Nouveau-Mexique», sans omettre la présentation d'images inédites... et cerise sur le gâteau, un «lever du voile» sur les trucs et astuces du maître du noir et blanc.
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Libellés : Ansel Adams, labo noir et blanc, Marc Silbert
mercredi 30 mars 2011
Leica se mobilise pour le Japon

Qui peut oublier ce séisme du 11 mars dernier qui frappa si violemment le Japon ? Ces images illustrant ces rivages et ces visages défigurés et débités par cette force naturelle, resteront à jamais gravées. Elles ont inondé la presse. Elles étaient pour nous, qui étions bien assis dans notre fauteuil, un choc violent ! Une gifle. La nature aime le rappeler : nous ne sommes rien à côté d'elle.
En quelques heures d'analyse, le Japon pouvait, d'après les économistes et la froideur de la calculette, se relever des répercussions du tsunami. Mais ceux et celles qui ont été frappés pourront-ils se relever du séisme? Combien de membres de leur famille, de leurs amis, de leurs proches, de leurs collègues, de leurs voisins ont été ensevelis? Et leurs biens, ce qu'ils ont construit au long de leur vie ou ce qu'ils construisaient ou voulaient construire? Qu'est-ce qu'il en reste? De la poussière enfuie sous les boues, prisonnière de la moisissure. Rien ni personne ne pourra les extraire. Rien ni personne ne pourra leur redonner l'espoir de vivre. Les victimes devront se reconstruire par elles-mêmes. Elles sont seules!
Devons-nous demeurer impassibles? Jamais! Nous ne pouvons pas fermer nos yeux. Fermer ses yeux invite le néant à nous habiter.
Et nos yeux, nous devons les laisser ouverts, car rien n'est terminé. Nous sommes dans les prémices d'une catastrophe mondiale et majeure. Quelques heures après la vague, les experts clamaient que les risques d'une catastrophe nucléaire étaient minimes, que tout était maîtrisé. Les techniciens de TEPCO (Tokyo Electric Power), géraient l'incident au réacteur nucléaire de la centrale de Fukushima. Le discours à répétition sonnait haut et fort. Les techniciens et ingénieurs nippons et la technologie américaine pouvaient faire face à ce type de séisme. tout était calculé, calibré. La froideur de la calculette faisait son oeuvre.
20 jours après la vague, les 4 réacteurs sont dans un état plus que désastreux. Perte radioactive par les airs, fonte entraînant des infiltrations dans le sous-sol, eau de mer contaminée. Les experts de TEPCO ne savent plus vers qui se tourner. Ils font appel à leurs homologues français. Constructeurs de la centrale, les Américains sont prudents. Le discours ne se veut pas alarmiste. Il sonne faux. Les experts de TEPCO se trompent et sont rappelés à l'ordre par le gouvernement japonais. Ce gouvernement qui ne sait pas quoi dire pour dédramatiser l'incident. Il assure que TEPCO indemnisera les victimes. A quelle hauteur? Quand? Comment? Quel tri sera opéré par TEPCO pour diminuer ses pertes financières?
Les pompiers et les travailleurs du site sont mal équipés. Leurs conditions de travail sont désastreuses. Rien n'était préparé. Pire TEPCO a refusé de refroidir directement ses réacteurs avec de l'eau de mer, car cet acte signait la fin de ces derniers. Les travailleurs sont une nouvelle fois victimes de l'avidité des actionnaires.
La nature est bien là pour nous rappeler que nous ne pouvons rien contre elle. L'homme est-il capable de se rappeler ses erreurs ? Bien entendu que non ! L'Histoire nous le remémore tout aussi régulièrement que mère nature.
Tepco se réfugiera sûrement derrière la législation nippone qui prévoit à l'instar de la convention sur la responsabilité civile dans le domaine de l’énergie nucléaire, dite «Convention de Paris», d’«unifier les règles applicables dans les différents pays à la responsabilité découlant des dommages causés par un accident nucléaire» et d’«assurer une réparation adéquate et équitable aux personnes victimes» de ces dommages. L'article 9 précise que «l’exploitant n’est pas responsable des dommages causés par un accident nucléaire si cet accident est dû directement», et sauf disposition contraire de la législation nationale, «à des cataclysmes naturels de caractère exceptionnel». 18 pays ont signé la Convention de Paris. Pas le Japon certes, mais sa législation comporte des articles similaires.
TEPCO a été avertie bien avant le séisme que sa centrale construite par l'américain General Electric posait divers problèmes graves. En 2000, la NISA (Agence japonaise de sûreté nucléaire) avait signalé des problèmes de fissures sur l'enveloppe des réacteurs. Par la suite, la NISA avait signalé des problèmes de corrosion des groupes électrogènes. TEPCO, pour des raisons financières n'a jamais réalisé des réparations durables. Pire, le poids du lobby est tel que la NISA a autorisé, en février dernier, l'autorisation de prolonger de 10 ans l'exploitation de la centrale de Fukushima. D'après un article du Monde daté du 24 mars 2011, la NISA aurait limité ses critiques en considérant que le coût de remplacement d’un réacteur dépassait de beaucoup celui de l’allongement de son usage.
L'impunité est la force des lobbys. Celui du nucléaire est bien protégé. La bagarre juridique, si elle a lieu, se ferra sûrement entre l'État japonais et TEPCO. Qui en seront une nouvelle fois les victimes ?
Peu après le tsunami, le journal Le Monde a demandé au photographe japonais Hisahi Murayama, de couvrir l'évènement. Il l'a fait avec tout son talent. Je ne veux rien dire à sa place. Son interview sur le blog de Leica est parlante. Ses mots traduisent parfaitement ses photos. Ou l'inverse. Leica se mobilise et travaille en ce sens avec la Croix rouge nippone. Faut-il donner ? La bonne réponse vient de Hisahi Murayama qui, à la question sur le type d'aide que nous pouvons apporter, a répondu :
« Je pense que les gens peuvent contribuer de différentes manières en fonction de leur situation. Ils peuvent le faire en faisant un don d'argent ou de produits ou bien en aidant comme bénévole dans la région dévastée ou vous pouvez envoyer beaucoup de prières. Je crois qu'il est important de ne pas laisser cet événement juste être quelque chose qui s'est passé de l'autre côté du monde. Sympathiser simplement avec les victimes pourrait être d'une grande aide...»
A lire et à découvrir sur le blog de Leica
Liens:
- Appel de Leica sur son site
- Hisashi Murayama sur le Blog Leica Camera
- Le site officiel de Hisashi Murayama
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Libellés : Hisahi Murayama, Japon, leica, Seisme
dimanche 20 février 2011
Fuji ne se laisse pas démonter

Le GF670W
Attendu comme la caméra digitale de l'année par des milliers d'utilisateurs avec son superbe X100, FujiFilm a profité de la Photokina 2010 pour lancer son dernier appareil film. Le GF670W est la version grand-angle du GF670, connu aussi sous le nom du Voigtländer Bessa III 667.
Il commence maintenant à être disponible en magasin.
GF670W monte un objectif Fujinon EBC 55 mm et charge des films aux formats 6X6 et 6X7 (format 120 ou 220). Son télémètre offre une exposition automatique à priorité à l'ouverture. Sans oublier le mode manuel.
Du plaisir en vue pour les paysagistes.
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Jean-Marc ''MM'' De Coninck
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Libellés : Bessa, Fuji argentique, GF 670, GF 670W, Voigtländer
dimanche 13 février 2011
Enfin baptisé
ILFORD MULTIGRADE ART 300
Dans son dernier communiqué, HARMAN technology Ltd. lève le voile du suspens. 13 ans que la firme de Mobberley n'avait plus sorti un nouveau papier noir et blanc.
Nouvelle mouture, l'ILFORD MULTIGRADE ART 300 est produit en coopération avec la très réputée Hahnemühle FineArt GmbH pour son support de 300 gr. Un plaisir émerveillé selon les 150 photographes coopérants savamment sélectionnés à travers le globe par Ilford pour leur savoir-faire en chambre noire.
Il faudra se rendre à Londres le 4 avril prochain pour l'acquérir en primeur.
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Jean-Marc ''MM'' De Coninck
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Libellés : HARMAN technology Ltd, ILFORD MULTIGRADE ART 300, Labo
dimanche 30 janvier 2011
Le labo noir et blanc III

ILFORD Photo ouvre l'année 2011
Reliée au second rang, la photographie argentique est libérée des demandes et exigences auxquelles elle se devait de répondre. Provenant des mondes des utilisateurs professionnels comme amateurs et celui de la finance, ces exigences l'enfermaient dans les dures réalités des temps présents et futurs faisant table rase du passé. Les vieilles technologies étaient abandonnées, c'était les marques innovantes qui illustraient le haut des colonnes. Cela n'a pas changé. Seules les technologies l'ont été. Le film est tombé dans un marché de niche. Ne parlons pas du papier, les loupiotes vertes, jaunes ou rouges des lanternes des laboratoires s'éteignent une à une. Restent en action quelques laboratoires maintenus par des aficionados convaincus.
Dans cette période rude et âcre pour les supports aux grains d'argent, les fabricants les plus audacieux arrivent à tenir la tête hors de l'eau. Ilford Photo/Harman Technologie Limited veut garder une coudée d'avance sur ces concurrents. Son créneau est celui de la défense du laboratoire, et les changements n'y sont pas en reste. Harman mise sur la régénération, la modernisation et l'innovation.
Sortant dernièrement le procédé oublié du papier direct — ICI dans le blog, l'investissement sans restriction dans l'Impossible Projet ICI, c'est maintenant leurs recherches d'un nouveau papier ICI qui sont en passe d'aboutir.
La rumeur, qui n'en est plus une, pronostique sa sortie et sa présentation sur le stand d'Harman Technologie Limited à l'occasion de l'événement très attendu « FOCUS On Imaging » planifié pour le mois de mars 2011.
Sans nom
Le dernier-né d'IlFord pèse 300 gr. Ce support bien épais, finement texturé, accueille une émulsion riche en argents. D'après les chançards qui l'ont manipulé, l'émulsion est légèrement chaude, sur une base tout aussi délicatement teintée rappelant le merveilleux multigrade Warmtone. Mais les similitudes avec son frère s'arrêtent là. Sa finition mate offre une Dmax qui, paraît-il, est ahurissante. La Dmax s'en retrouve plus profonde après un virage au sélénium. Toujours côté virage, le papier offre une infinité de teintes les plus subtiles sous l'effet de l'or à des effets plus toniques grâce au ferrocyanure pour la pigmentation sépia.
D'abord destiné au tirage Lith, le papier est considéré par Tim Rudmann, spécialiste en la matière et auxiliaire dans l'élaboration de ce papier toujours « Sans nom » comme « intéressant ». Le résultat acquis par le procédé Lith semble avoir un côté « vieille image ». Après diverses manipulations, T. Rudmann obtient plus d’accentuations avec sa méthode du « développement lith au deuxième passage » qui consiste à plonger le papier dans un révélateur lith après un traitement noir et blanc classique et un blanchiment.
Pour ajouter au plaisir du labo, car le labo est vraiment magique, la surface mate et la solidité du papier fait que le « Sans nom » accepte la technique du crayonnage avec succès. Nous sommes bien en présence d'un nouveau médium destiné au tirage d'art, à l'artiste recherchant un esthétisme singulier.
« Sans nom » sera-t-il le porte-drapeau de la mutation de la photographie argentique pour 2011 ? Les mois qui viendront nous le diront en nous apportant les lots de bonnes et mauvaises nouvelles. La nasse de cette dernière se remplit déjà.
Toujours du côté de la firme de Mobberley, IlFord a annoncé sur APUG.org une augmentation des prix pour février 2011. L'accroissement de la valeur marchande de la matière première, le nouveau taux de la TVA appliqué en Angleterre et les coûts élevés de fabrication en sont les conséquences. Ajoutez les chertés de la recherche et vous avez les ingrédients pour expliquer cette augmentation. Dans son communiqué, IlFord, par la plume de Simon R. Galley promet de tout mettre en œuvre pour ne pas faire exploser les prix. Il n'y a pas de secret et IlFord le sait, la défense du laboratoire passe par des produits de qualité, audacieux, mais aussi abordable.
Liens:
- Le site officiel d'IlFord Photo
- Le site officiel de Focus-On_imaging
- APUG - Annonce par IlFord de l'augmentation des prix
- Article sur ce blog au sujet du nouveau papier ilford et de l'impression Lith
- Article sur ce blog au sujet du Harman Direct Positive Paper
- Article sur ce blog au sujet de l'Impossible Projet Paper
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vendredi 24 décembre 2010
C'est de saison, c'est le rituel de la fin d'année

Pour illustrer cette année et cette période allant du 24 décembre au 1er janvier, j'ai choisi les diaporamas de Life qui présente des images qui vont de la plus brute à la plus amusante. Tout l'éventail de la force de la photographie pour réaliser ce travail de mémoire.
Commençons par le plus choquant , le Noël 41 du parti nazi allemand, avec des portraits de Hitler, de Himmler, et autres « saletés " du genre posant devant l'objectif de Hugo Jaeger, photographe personnel d'Adolf Hitler.
Sur ce blog, je salue les 2 rois des imbéciles.
Triste, ceux et celles qui nous ont quitté trop vite, comme Lena Horne, Teddy Pendergrass, Guru Jazzmataz, Solomon Burke, Gregory Issacs, Malcom McLaren, Dennis Hopper, Leslie Nielsen, Arthiur Penn, Blake Edwards et bien d'autres.
Plus fun : les "people" sous l'objectif.
Et pour conclure, les photos de l'année 2010.
C'était des images sélectionnées par Life que j'avais envie de partager avec vous.
Bonne et heureuse année 2011 et...
Faites pleins de photos
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vendredi 10 décembre 2010
The Boston Globe illustre la guerre en Afghanistan
Un regard en forme de bannière étoilée
Le 27 novembre 2010 est la date du nouveau record remporté par les États-Unis et ses alliés ; celui d'être resté plus longtemps que la défunte URSS en Afghanistan. Pour célébrer l'exploit de cette piètre performance, le Boston Globe affiche une galerie de 43 photographies récentes illustrant cette guerre absurde et perdue d'avance.
Ce vendredi 3 décembre 2010, Wikiliaks a publié un câble émanant de l'ambassade américaine à Bruxelles. Ce câble daté du 4 janvier 2010, relate la déclaration de l'actuel président du Conseil européen, le Belge Herman Van Rompuy, lors de sa rencontre avec l'ambassadeur US Howard Gutman. H. Van Rompuy déclare « que L'Europe ne croit plus à un succès en Afghanistan …».
La vision du Boston Globe est le miroir américain sur l'Afghanistan. Vue imprenable et nombriliste. Comme toute personne qui a regardé à travers un viseur, il suffit de tourner sa tête pour observer autre chose, découvrir un autre point de vue. Et ce changement d'angle est celui de l'envahi. Le tableau est tout autre. Le site shshamat.info de l'Islamic Emirate of Afghanistan donne sa version, sa vision qui semble coller plus près de la vérité : les morts US et leurs alliés sont plus nombreux qu'annoncés comme il n'est plus permis de passer sous silence les morts civils et ceux des groupes mercenaires à la solde de l'armée américaine.
Tout ça pour un pipeline
Nombreux sont les analystes indépendants qui optent pour la théorie du colonialisme régi par les Américains et certain de leurs Alliés. Et les faits semblent leur donner raison. Les USA protègent à Kaboul un gouvernement faible et soudoyé, justifiant par cela la présence militaire américaine dans le pays. Fin 2009, l'ancien conseiller à la sécurité de la Maison Blanche sous Obama, le général James Jones, déclarait qu'il y avait moins de 100 membres d'Al-Qaïda en Afghanistan et simultanément, le Président Obama envoyait 30.000 soldats supplémentaires. A ce même moment, le Président Obama reçut le Prix Nobel de la Paix « pour ses efforts extraordinaires en faveur du renforcement de la diplomatie et de la coopération internationale entre les peuples ».
Cet écart important entre la réalité, les mots et les actes, démontre que l'Amérique a bien des objectifs colonialistes en Afghanistan et dans la région. Sous le couvert de la guerre contre le terrorisme, la coalition affirme qu'elle veut résoudre le problème afghan par la négociation et la réconciliation. Mais ces bonnes intentions cachent la finalité majeure, celle d'obliger les moudjahidin à déposer les armes et à admettre la réforme de la Constitution conçue et encadrée par l'Amérique. Ça ne s'arrête pas là, car les « insurgés » doivent approuver que les É.-U. gardent leurs bases dans le pays pour une période… allongée. Ainsi, sous le stratagème de négociations, Washington veut trouver un prétexte pour continuer leur occupation de l'Afghanistan. Et pour cause.
L'histoire l'a démontré et rien ne change dans le temps présent. Les États-Unis sont intéressés par les pays producteurs des ressources pétrolières tout comme ils sont intéressés par les pays par lesquelles transitent l'or noir et ses dérivés. Il est dans l'intérêt des Américains d'asseoir des relations stables et bilatérales avec ces pays ou d'y établir un contrôle ferme.
UNOCAL
UNOCAL est un consortium né et initié en Californie et projetant la construction d'un oléoduc et d'un gazoduc pour acheminer le pétrole de la Mer Caspienne sans être dépendant de la Russie. Les taliban étaient pour le projet et ont signé un accord de soutien à la construction du pipeline dirigé par UNOCAL. Ils sont revenus sur leur décision en réponse à l'attaque américaine sur l'Afghanistan. Ces attaques, orchestrées par le gouvernement Clinton, avaient été motivées par les attentats contre les ambassades américaines en Afrique orientale.
Mais qui est dans UNOCAL ?
Pour L'UE :
- Total (France) : 5,0 %
- BP (Royaume-Uni) : 30,1 %
- Eni (Italie) : 5,00 %
- StatoilHydro (Norvège) : 8,71 %
- Chevron (USA) : 8,90 %
- ConocoPhillips (USA) : 2,50 % Hess Corporation (USA) 2,36 %
- Itochu (Japon) : 3,4 %
- Inpex (Japon) : 2,50 %
- La Compagnie Pétrolière Nationale d'Azerbaïdjan (SOCAR) (Azerbaïdjan): 25,00 %
- Turkish Petroleum Corporation (TPAO) (Turquie): 6,53 %
Autre précision, selon le journal français Le Monde, Hamid Karzaï, l'actuel président de l'Afghanistan, a été conseillé chez UNOCAL.
Brown sugar
Avec la disparition du gouvernement de G. W. Bush, les objectifs américains n'ont pas été abandonnés. Que du contraire !
La stratégie d'Obama fraîchement élu était basée sur le même but, celui de stabiliser la présence américaine en l'Afghanistan par des moyens militaires. C'est un euphémisme de dire que les États-Unis sont responsables de la situation chaotique. Ils ont remis le pouvoir aux chefs de guerre notoires, à des fonctionnaires vénaux tout en soutenant un gouvernement gangréné par la corruption.
Le général Khodaidad, ministre de la lutte contre les stupéfiants depuis mars 2008 et Vice-Premier ministre en 2005 a reconnu dans une conférence de presse « que les officiers de l'armée américaine avaient les mains dans le trafic de drogue ». De son côté, Abdul Jabbar Sabit, ancien procureur général de l'administration de Kaboul, a avoué qu'il n'était pas « en mesure d'arrêter certains gouverneurs impliqués dans le trafic de drogue et la corruption parce qu'ils étaient protégés par de hauts fonctionnaires en lien direct avec le gouvernement de Kaboul ». En fin de compte, Abdul Jabar Sabit a été contraint de démissionner.
L'actuelle Secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, a déclaré à plusieurs reprises, que « l'Afghanistan est un État mafieux ». Elle n'a pas cru bon d'ajouter que l'État mafieux est leur ouvrage.
L'Émirat islamique d'Afghanistan, à qui la parole n'est même pas coupée, elle est simplement frappée d'interdit d'édition, a rédigé ce communiqué :« Le but des moudjahidin est d'avoir un pays libre et indépendant. Le gouvernement islamique représente les aspirations du peuple afghan. Ce sont des droits naturels de personnes qui n'ont rien à voir avec le terrorisme. Mais les partisans de ce qu'on appelle les nations de la démocratie et des droits de l'homme ne sont pas prêts à donner ces droits naturels aux Afghans et aux moudjahidin. Ils sont soucieux de maintenir leurs bases en Afghanistan comme ils les maintiennent au Japon, en Corée du Sud, en Allemagne, etc. Il y a maintenant, des centaines de bases militaires en Afghanistan construitent sous la tristement célèbre appellation de la soi-disant guerre contre le terrorisme. Tout le monde sait que ces bases sont construites en Afghanistan pour la réalisation des objectifs colonialistes dans la région.
Washington rejette la proposition constructive de la direction de moudjahidin qui stipule que les moudjahidin, dans le cadre de leur politique, feront en sorte que le prochain gouvernement des moudjahidin ne s'immisce pas dans les affaires intérieures d'autres pays, y compris les voisins, si les troupes étrangères se retirent de l'Afghanistan. Mais l'Amérique et ses alliés veulent atteindre leurs objectifs impérialistes sous prétexte de lutte contre le terrorisme ».
Ce n'est pas moi qui le dis, c'est ceux à qui on ne laisse ni la parole ni l'image.
Liens:
- The Big pictures - Boston.com
- The Debate.com - La guerre contre le terrorisme influencée par des motifs financiers
- Islamic Emirate of Afghanistan : Voice of Jihad
- La présence du disparu - La guerre en Irak sur ce blog
- Reuters en Irak - 5 ans de témoignages sur ce blog
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samedi 13 novembre 2010
still-dancing.com nous dit au revoir

Fermeture de still-dancing.com qui avait l'avantage de proposer des travaux de photographes, des séries, des liens externes dignes d'intérêt, des portfolios de qualité, d'un forum soulevant des questions pertinentes sur les techniques analogiques et digitales, tout en proposant des sujets utiles.
Profitez encore des images en ligne
Au revoir still-dancing.com, merci et... je l'espère... à bientôt.
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mardi 19 octobre 2010
Au fil du web

Les vacances étant loin derrière, les souvenirs (maritimes) bien noyés et le besoin d'évasion se fessant drôlement ressentir, c'est un regard nostalgique qui m'a bercé dans le diaporama "20,000 Species Under the Sea". A découvrir les pieds au sec sur Scientific Amercican. Plus de 2.700 chercheurs ont répertorié 1.200 nouvelles espèces. 5.000 restent inconnues et sont en attentes de description. Mais rien ne vous empêche de vaguer dans l'exubérance des 12 nouvelles espèces savamment photographiée.
Micheal Massaia

Aussi, rappelant cet air des vacances et que je trouve tout aussi surprenant, tout simplement beau et réellement différent est le travail de Michael Masaia. Ce photographe, né dans le New Jersey en 1978, s'est spécialisé dans la prise de vue à la chambre. A l'aide de sa Sinar, et de Tmax 100, M. Masaia, utilise la technique de la pose longue en surexposant ses négatifs de près de 8 arrêts. Les plans-films sont développés dans du PCM Pyro ou de l'XTOL. Ce processus de développement augmente considérablement la densité. Après quelques manipulations de son cru, Michael Masaia termine l'impression par la technique du tirage Platine en développant et redéveloppant ses tirages 40x50 pour arriver à un rendu singulier. A découvrir sur Feature Shoot.
Liens:
- 20,000 Species Under the Sea
- La photographie animalière sur ce blog
- Micheal Massaia sur Feature Shoot
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vendredi 17 septembre 2010
La présence du disparu
Après 7 années d'une guerre montée de toutes pièces sur le mensonge et la tromperie, les États-Unis quittent un pays dévasté, sans gouvernement, sans véritable régime, au futur incertain et laissant une population blessée au plus profond de son être.
Sans gloire, prétextant que le conflit s'est arrêté sans gagnant ni perdant, le président Obama, celui à qui le monde fait crédit sans compter, a retiré ses troupes au grand soulagement de ses soldats.
Pas de perdant ? Inutile de dresser la liste, les vaincus sont nombreux, en commençant par le peuple irakien en première énumération et pour la clôturer, les soldats US. Soldats, qui au nom de combats menés contre la terreur l'ont semée et ses rangs n'ont pas été épargnés.

À ce jour, et d'après un article du Washington Post, 4.406 porteurs de la bannière étoilée sont reconnus tombés sur le «champ d'honneur». De leur sang, les chiffres officiels ne comptabilisent pas les blessés et les meurtris psychologiquement. Les ordres de grandeur sont de 10 blessés pour un mort, dont 3 blessés graves qui souffriront d'un handicap durable.
Le comptage considère uniquement les morts militaires. Pas de trace des troupes de la coalition et encore moins les morts irakiens — ennemis ou alliés.
Quant aux civils américains, dont les fameuses compagnies de «sécurité», véritables entreprises mercenaires, engagées par la Maison blanche et placées en première ligne, sont passées sous silence. Elles étaient pourtant recrutées pour protéger l'armée US et ainsi abaisser le nombre des «héros morts pour la sauvegarde de la patrie et la défense de la démocratie».
Depuis le début du conflit et d'après un rapport de l'ONU, 100 Irakiens sont tués en moyenne par jour, que ce soit dans les combats contre les forces de la coalition ou dans les attentats. La moyenne d'âge des soldats yankees tués se situe entre 19 et 22 ans.
Loin de l'Irak, le photographe Ashley Gilbertson parcourt le territoire américain à la recherche de chambres que n'occuperont plus jamais les jeunes militaires. Son projet «Bedrooms Of The Fallen» montre les conséquences de la guerre. «C'est puissant, de regarder où ces gamins habitaient, de voir qui ils étaient en tant que personnes, vivant et respirant. Leur chambre était l'endroit de la maison où ils pouvaient exprimer leur personnalité à travers toutes les choses qu'ils aimaient...»
Des chambres vides, restées telles quelles, dressées comme des autels de prière et de recueillement, dans l'attente inespérée d'un retour qui ne viendra jamais, A. Gilbertson parvient à donner l'impression que le lit est encore chaud, que le soldat est là, mais ce sentiment est mitigé, mélangé, car la froideur du vide y est bien présente. On y ressent l'humidité des larmes des proches pleurant cette fille ou ce fils disparu.
Géographiquement tout aussi loin du champ de bataille, mais doublant l'impact, Bedrooms Of The Fallen me fait directement penser au travail de la photographe Nina Berman qui dans son livre «Purple Hearts Back From Irak» réalise des portraits de ces gueules cassées. De ce projet est né «Marine Wedding» montrant le retour et le mariage du sergent du corps des Marines Ty Ziegel. Ce qui lui a valu de remporter le 1er prix Portrait du World Press Photo 2006.
Ici aussi, le sang n'est pas présent, ici aussi, nous sommes loin de la terre irakienne, ici aussi, nous ne voyons pas la fumée de la poudre à canon. Nous apercevons et ressentons les douleurs engendrées par une guerre, cet acte barbare hypocrite et excusé par beaucoup, qu'une nation déclenche sur une autre sans en mesurer pleinement les conséquences pour tout à chacun.
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lundi 16 août 2010
Le labo noir et blanc II
Un livre à avoir sous la main
Imprimé une unique fois en 2002, le livre de Tim Rudman, The Master Photographer's - Toning Book, reconnu comme “L'un des mieux organisées et les plus instructifs livres techniques sur la photographie” était devenu introuvable. L'éditeur ne voulant plus lancer une nouvelle impression destinée à un “marché de niche” a fait que le Toning Book a battu des records de prix de vente pour ce genre d'ouvrage. Il a été signalé à 999,99 $ sur Amazone. Divers sites comme ebay le plaçaient aux enchères et les montants atteignaient facilement les quelques centaines de livre sterling ou de dollars.
L'auteur, le Dr Tim Rudman — dont vous trouverez un ancien sujet ICI — recevait énormément de demandes. En collaboration avec le très réputé magasin anglais et fournisseur de matériel de laboratoire noir et blanc, le bien nommé Silverprint Ltd, une réédition du Master Photographer's est entreprise. Ce livre de plus de 200 pages et de plus de 365 images décrit à la fois les procédés techniques de développement des papiers, en mettant l'accent sur les différents révélateurs, leurs concentrations et les combinaisons possibles, les types de virage du plus classique au plus expérimental comme le café et le thé.
Ce qui impressionne est le ton didactique permettant au lecteur de suivre et d'expérimenter les formules et ainsi d'évoluer étape par étape. Nous sommes très loin d'un livre à l'accent condescendant.
Il faut souligner que l'auteur, le Dr. Tim Rudman est reconnu comme un photographe accompli et faisant autorité sur le monde de la chambre noire. Il est aussi un écrivain et un conférencier avéré. Il organise des ateliers sur les techniques d'impression et de tonification à travers la Grande-Bretagne, l'Irlande, l'Espagne, l'Australie, le Canada et les États-Unis. Il a été largement exposé dans plus de 25 pays, recevant de nombreux prix internationaux et ses oeuvres se retrouvent dans plusieurs collections permanentes et privées du monde entier.
Cerise sur le gâteau, le prix du livre est annoncé à 25 £.
La date de lancement est prévue pour le 1er septembre 2010 et le 4 septembre 2010 à 13 h chez Silverprint Ltd à Londres, Tim Rudman vous attendra un stylo à la main. Les places sont à réserver.
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mardi 27 juillet 2010
Labo noir et blanc I

Nouvelle plutôt rare dans le monde de la chambre noire traditionnelle, la société Paterson sort un nouvel agrandisseur au look rétro rappelant les défunts Krokus 3, Foca et Focomat IIc.
Après la liquidation de Meopta et les déboires financiers de l'entreprise familiale allemande JOBO, Paterson réaffirme son soutien à la photo N/Bl. Destiné aux écoles, clubs et amateurs du laboratoire, l'agrandisseur couvre les formats 35mm et 120. Il accepte n'importe quel objectif de 50 ou de 75 mm. La tête est pivotante jusqu'à 90° pour la projection. En ce qui concerne les tirages sur papier à contraste variables, un porte-filtre est fourni. Sans négliger le filtre rouge et une lampe Quartz de 75 Watts.
L'achat peut être fait en ligne. Les prix varient de +/- 220,00€ sans objectif à +/- à 260,00€ pour l'agrandisseur avec un 50mm et à +/- 265,00€ avec le 75mm. N'oubliez pas qu'il faudra ajouter le taux de change de la livre sterling en euro, sans omettre les frais de transport.... Ce qui grossira l'addition qui reste compétitive et attrayante pour ce type d'engin. Une commande dans votre magasin préféré, s'il existe toujours, donnera du travail à un commerçant. Car, lorsque tout le monde passera par les grandes chaînes de distribution et par internet, ces derniers pratiqueront les tarifs qu'ils voudront. Et on se plaindra encore. Mais ça, c'est un autre débat. Ce qui ne m'empêche pas aussi de placer quelques liens vers 2 excellents revendeurs anglais.
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Libellés : ag-photographic.co.uk, firstcall-photographic.co.uk, Labo, Paterson
mardi 22 juin 2010
Le Royaume-Uni accueille le Fuji GF 670

Lentement mais sûrement...
Après des années de mise en bouche et de mise en haleine, Fujifilm continue de lancer son dernier-né analogique, le télémétrique moyen format, plus connu sous le nom de Fujifilm GF670 et vendu comme le Bessa III Voigtländer dans une partie du monde. C'est au tour des vitrines du Royaume-Uni de l'exposer. Un site officiel lui est dédié.
Pour rappel, le Bessa III/Fuji GF 670 est un appareil photo à soufflets qui utilise les films en format 120 et 220. Grâce à un commutateur, il est possible de spécifier le format en 6x6 ou en 6x7cm. Le Bessa III/Fuji GF 670 dispose d'un 80mm f/3.5 HELIAR.
Un nouvel examen est consultable sur le site de Steve Huff.
Liens:
- Le site officiel du Fuji GF 670
- Le Fuji/Bessa en lancement sur ce site
- Le Fuji/Bessa en essai sur ce site
- Le Fuji/Bessa en essai sur le site de Steve Huff.
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Libellés : Bessa, Fuji argentique, GF 670
samedi 5 juin 2010
Comment transformer votre vieille caméra analogique en un numérique hors du commun ?

Robert Doisneau aimait faire le parallèle entre photographie et bricolage. Enfin, le monde du binaire ne fait plus exception. Voici une histoire qui ne pourra jamais plaire aux firmes qui désirent vendre uniquement leurs dernières créations. Et dernière création peut ici aussi rimer avec cet objet “In” à promener sur les plages ou sous les lampes des boîtes de nuit bien humide - été oblige.
Diego Monge, hacker costaricain de génie, a très joliment transformé le fameux Canon AE1 en un appareil digital de 9 mégapixels et de 4 GB de mémoire interne. Le dos accueille l'écran et la face l'objectif issus de la légendaire famille FD. Les commandes originales ont toutes été transformées. Le Canon AE1, l'appareil photo le plus vendu de sa génération, reprend du galon...
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mardi 25 mai 2010
Retour au chaud
...Et conclusion
Dans son édition en ligne du 21 mai dernier, le British Journal of Photography (BJP) donne la parole à Martin Hartley, revenant de son expédition à travers l'Arctique.
Pour rappel, le photographe était parti muni du Leica MP et de Fuji Provia comme matériel principal et d'un Nikon D3X comme caméra secondaire. Les deux appareils photo ont été employés à des fins précises, usant les caractéristiques dominantes des deux systèmes, ceci afin de couvrir cet événement. Car l'événement est bien réel dans cette étude scientifique sur l'analyse de l'effet de l'absorption de dioxyde de carbone dans l'océan Arctique.
Matin Hartley retrace et tire les conclusions de l'emploi des deux dispositifs de capture d'image dans des conditions extrêmes, des difficultés rencontrées et auxquelles il était impératif de faire face comme l'air salin, les conditions climatiques pouvant descendre en dessous de 40 °C, le vent, l'humidité, l'énergie, la sécurité... Le tout pendant 60 jours et autant de nuits.
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